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CPE dans le privé....rien à voir !

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CPE dans le privé....rien à voir !

Message  Re-Init le Lun 1 Sep 2014 - 13:20

Je ne sais pas où placer ce sujet alors je l'ai crée ici.

Il ne s'agit pas de dénigrer une profession mais d'illustrer nos difficultés avec le témoignage d'un CPE du privé. (témoignage non exhaustif je l'admets)

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Re: CPE dans le privé....rien à voir !

Message  néthou le Lun 1 Sep 2014 - 14:40

C'est bizarre, ce témoignage d'un CPE dans le privé.
A part donner des cours (et encore), qu'est-ce que ce Monsieur ne fait pas, dans son établissement ?

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Re: CPE dans le privé....rien à voir !

Message  coffeeman le Mar 2 Sep 2014 - 11:09

On parle souvent de Préfet de discipline dans le privé.

J'aime bien le terme.
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Re: CPE dans le privé....rien à voir !

Message  Invité le Mar 2 Sep 2014 - 13:19

comme partout, il faut de tout pour faire un monde et aucun métier de l'éduc n'est exempt de bras cassés, emmerdeurs... avec des paramètres comme l'entente de la direction, la présence de perturbateurs (chez élèves et autres), la météo,...

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Re: CPE dans le privé....rien à voir !

Message  coffeeman le Mar 2 Sep 2014 - 13:56

M9.6 à donf a écrit:... la présence de perturbateurs (chez élèves et autres), la météo,...
... à l'intendance...
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Re: CPE dans le privé....rien à voir !

Message  Statis le Mar 2 Sep 2014 - 14:23

néthou a écrit:C'est bizarre, ce témoignage d'un CPE dans le privé.
A part donner des cours (et encore), qu'est-ce que ce Monsieur ne fait pas, dans son établissement ?

Intéressant le papier déniché par Ré-Init.

Cela ressemble un peu au job dans le public. Le gus, cité là, cependant en rajoute, je le cite « Les profs, c'est mille fois plus dur que les élèves », deux, trois ou quatre fois plus serait vraisemblable. Mais mille ?
Ok, dans le privé, les jobs ne sont pas aussi spécialisés que dans le public mais cela est bien précisé à l'embauche. Tu y feras donc avec le même titre, d'autres actions, aura d'autres responsabilités que dans le public. As-tu compté le nombre de référents adultes d'un marmaille en collège ou en lycée publics ? Plein de spécialistes à la fois jaloux de leurs prérogatives et de leur domaine de compétences, de leur statut aussi - y a t-il un texte legifrance qui m'oblige à faire (ce qui m'agace) ? - mais beaucoup d'entre eux pas pressés de partager avec les autres adultes, tant pis pour le môme en difficulté ou en recherche. Pluri-disciplinaire c'est un gros mot. Et quand il s'agit de mettre en place des procédures pour les faire bosser ensemble, d'une manière pérenne, quelles galères parfois !
Alors que dans le privé, si la direction décide que c'est opportun de le faire, ces profs, CPE, surveillants, etc. le font.
Alors ce CPE du privé, dont les propos auront été certainement arrangés par le plumitif qui cherche à démontrer et attirer l'attention du lecteur, en fait trop ou on lui en fait trop dire dans la galère et l'importance du poste. Parce que dans le privé, les profs prennent en charge souvent ce que leurs collègues du public laissent volontiers à la charge des autres "spécialistes", ce qui ne relève pas stricto sensu de l'"instruction" de leur matière savante. Autant que le CPE n'aura pas traiter, en tous les cas pas seul. Dans le public, les professeurs de "l' Education nationale" ignorent le sens du mot. Pour bien trop d'entre eux, l'éducation des jeunes gens - enfin de ceux qui ne leur ressemblent pas et qui leur posent problème, des mal éduqués quoi !- ce n'est pas pour eux, c'est pas classieux, c'est par inférence pour les CPE, les assistant(e)s sociaux, les chefs et sous-chefs, les co-psy, les infirmier(e)s & toubib du bahut, les gardiens du zoo.

Ce Cpe avant de postuler aurait du se renseigner. S'il y a reproche à faire aux profs, c'est autrement.

Par exemple, autour d'eux ou dans leur syndicat (damned ! ils sont dans les mêmes) en faisant connaître une autre réalité :
Cf cet extrait du Monde du 30.08.2014

.
ENTRETIEN
" En France, l'enseignement n'est pas pertinent "



EMILIO NARANJO / EPA / MAXPP

Andreas Schleicher, directeur de l'éducation de l'OCDE, juge les résultats de l'école très au-dessous des attentes


Andreas Schleicher fait et défait la réputation des systèmes scolaires. Directeur de l'éducation de l'OCDE, il est le grand patron de PISA, l'évaluation du niveau des élèves à 15 ans dans 65 pays. La France s'y classe mal, et selon lui, c'est d'abord parce qu'on ne gère pas les enseignants.


Pour la première fois de son histoire, la France a une femme à la tête du ministère de l'éducation. Est-ce que les ministres femmes se distinguent ?

Dans quelques pays, des réformes majeures, qui ont totalement modifié le visage de l'école, ont été menées par des femmes ministres. Je pense à mon pays, l'Allemagne, où le système a été très largement réformé dans les années 2000. Je pense aussi à l'Italie, où les changements ont été moins consensuels, certes, mais où le système éducatif est bien plus efficace aujourd'hui qu'en 2000.

Comment qualifieriez-vous globalement le système français ?

Les résultats obtenus dans les classements internationaux sont très en dessous de ce qu'on pourrait attendre de la France. Par ailleurs, l'école française est l'une des plus inégalitaires au monde, alors que l'égalité est un sujet omniprésent dans le débat. Elle est très loin de l'idéal dont rêve ce pays, en dépit d'efforts conséquents comme le temps que les jeunes Français passent en classe et l'âge précoce auquel on les y envoie !

Quelle est la raison majeure de ce marasme ?

L'enseignement n'est pas pertinent en France. On y est en décalage. Le monde moderne se moque bien de ce que vous savez. Il s'intéresse à ce que vous savez en faire. Il a besoin de gens créatifs, capables de croiser les sujets quand l'école française fait encore trop réciter des leçons. En France plus qu'ailleurs, on n'enseigne pas suffisamment ce qui sera pertinent pour réussir sa vie !

Les pays asiatiques, premiers dans les classements, enseignent aussi beaucoup de " par cœur ", non ?

On se protège par des stéréotypes sur l'école asiatique. Allez dans une classe japonaise. Le professeur sait optimiser le temps qu'il passe avec chaque élève dans une classe et mobiliser chacun d'eux. Avoir 40 élèves ne lui pose pas problème ; il les met en activité. En Chine, c'est de plus en plus la même chose. Les enseignants sont formés à la gestion de classe, bien mieux qu'en France.

Pourquoi ne parvient-on pas à la même chose en France ?

J'ai rencontré beaucoup d'enseignants formidables, très investis. Mais le système ne leur facilite pas le travail. En France, les maîtres ne collaborent pas. Ils ne se perçoivent pas comme membres d'une communauté professionnelle. L'institution les traite comme des exécutants qui sont là pour faire passer un programme. Ils sont comme à l'usine, font leur travail dans leur coin. S'ils étaient à Shanghaï, on viendrait tous les jours dans leur classe leur donner des conseils. A Singapour, ils auraient 100 heures annuelles de formation.

C'est à vos yeux la clé pour améliorer notre école ?

La qualité d'un système éducatif n'est jamais supérieure au talent de ses enseignants. On ne changera les mentalités des élèves qu'en changeant celle des professeurs. Et pour ça, il faut leur donner les moyens d'enseigner différemment en adaptant par exemple leur pédagogie au niveau des élèves.

Vous seriez ministre, vous commenceriez par quoi ?

Déjà, la formation initiale est trop académique. Il y aurait plus de pratique, ce ne serait que meilleur… même s'il faut reconnaître que les réformes vont fort heureusement dans ce sens. Mais le vrai défi est de changer le quotidien des enseignants, les rendre acteurs de leur métier, arrêter de les considérer comme s'ils étaient des ouvriers. Ça changera l'attrait du métier. Aujourd'hui, même si vous payiez mieux les professeurs, vous ne les attireriez pas. Qui a encore envie d'être un exécutant ?

Vous proposez de leur fixer des objectifs… et d'en finir avec des programmes très précis ?

Exactement. Avec un point à ne pas oublier, puisque la France est en pleine réécriture de son socle commun de connaissances, de compétences et de culture : il faut se fixer un idéal élevé. La Suède et la Finlande ont deux écoles assez proches. A une limite près : la Finlande a défini des standards qui disent ce qu'est l'excellence ; la Suède s'est contentée de rappeler le minimum à acquérir par tous. En termes de résultats, la Finlande arrive bien devant la Suède, car chaque enseignant, chaque famille sait ce qu'est l'excellence et tend dans cette direction. C'est important pour les enfants des familles les moins favorisées pour qui l'école est la seule chance.

Si cette liberté importe, l'affectation des enseignants est tout aussi essentielle à vos yeux…

Oui, or en France, vous défiez le bon sens. Plus un enseignant est installé dans le système, plus il a le choix de ses élèves. A contrario, un jeune diplômé est tout de suite confronté à une immense difficulté. Cela crée d'emblée une envie de fuir ! Ou de ne pas venir…

A Shanghaï, un chef d'établissement talentueux d'une école pour l'élite qui veut progresser dans sa carrière doit d'abord montrer ce qu'il sait faire dans une école difficile. C'est la même chose à Singapour, au Canada ou en Finlande et c'est aussi vrai pour les enseignants. Cela permet d'attirer les plus dynamiques dans les établissements difficiles. Car l'équité n'est pas de donner plus d'enseignants aux élèves les plus en difficulté, mais de leur offrir les meilleurs. Et côté enseignants, il s'agit de mettre les gens face à un challenge qu'ils sont en mesure de relever.

Oui, mais les ministres sont paralysés par la peur des syndicats…

Un pays a les syndicats qu'il mérite. La nature des syndicats reflète l'identité d'un système éducatif. Si vous avez un système très " industriel ", les syndicats reproduisent cette structure et se battent comme ceux des ouvriers pour les salaires, les effectifs. Si vous avez un système éducatif axé sur la pédagogie, les syndicats investissent ce champ. En Suède, en 1994, au moment de l'instauration du salaire au mérite, ils se sont largement mobilisés. Quatre ans après, 70 % des syndiqués l'approuvaient.

Propos recueillis par Maryline Baumard
.

Source
Le Monde
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Re: CPE dans le privé....rien à voir !

Message  néthou le Mar 2 Sep 2014 - 16:09

Statis a écrit:Andreas Schleicher, directeur de l'éducation de l'OCDE,

Pourquoi ne parvient-on pas à la même chose en France ?

J'ai rencontré beaucoup d'enseignants formidables, très investis. Mais le système ne leur facilite pas le travail. En France, les maîtres ne collaborent pas. Ils ne se perçoivent pas comme membres d'une communauté professionnelle. L'institution les traite comme des exécutants qui sont là pour faire passer un programme. Ils sont comme à l'usine, font leur travail dans leur coin. S'ils étaient à Shanghaï, on viendrait tous les jours dans leur classe leur donner des conseils. A Singapour, ils auraient 100 heures annuelles de formation.
...
Vous seriez ministre, vous commenceriez par quoi ?

Déjà, la formation initiale est trop académique. Il y aurait plus de pratique, ce ne serait que meilleur…

Oui, mais les ministres sont paralysés par la peur des syndicats…

Un pays a les syndicats qu'il mérite. La nature des syndicats reflète l'identité d'un système éducatif. Si vous avez un système très " industriel ", les syndicats reproduisent cette structure et se battent comme ceux des ouvriers pour les salaires, les effectifs. Si vous avez un système éducatif axé sur la pédagogie, les syndicats investissent ce champ. En Suède, en 1994, au moment de l'instauration du salaire au mérite, ils se sont largement mobilisés. Quatre ans après, 70 % des syndiqués l'approuvaient.
.
C'est bizarre comme cette histoire de formation, initiale ou continue, on finit toujours par y revenir comme un noeud essentiel des problèmes de notre système éducatif.

Jusques et y compris dans ces éléments de réflexion de quelqu'un de bien étranger (c'est le cas de le dire) au système.

Encore merci à Statis pour l'éclairage.

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Re: CPE dans le privé....rien à voir !

Message  L'intendant zonard le Mar 2 Sep 2014 - 17:29

Andreas Schleicher a écrit:On ne changera les mentalités des élèves qu'en changeant celle des professeurs.
La mentalité des profs que je connais : rétifs à toute forme d'autorité, arc-boutés sur leurs besoins ou leurs souhaits immédiats ou de l'heure suivante, partagés entre une naïveté écoeurante et une défiance généralisée à l'encontre de tout leur entourage, considérant comme essentiel de s'habiller comme des clodos... des ados attardés ! Et si ce pays tout simplement avait échoué hier à apporter un minimum d'éducation à la génération qui est devenue enseignante aujourd'hui ?

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