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 Réflexions sur la bureaucratie

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brasdrz15342
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MessageSujet: Réflexions sur la bureaucratie   Jeu 19 Avr 2018 - 21:09

Bonsoir,

Je reviens depuis la dernière rentrée dans le monde de la gestion en établissement, après une décennie à faire autre chose ailleurs. Je ne comprends pas une chose; mon dernier poste avant ce hiatus était un collège de 600 élèves avec U.L.I.S. et S.E.G.P.A.. J'étais seul, moi catégorie A, à la gestion... et je m'en sortais. Les journées étaient longues, mais je ne passais pas non plus ma vie au bureau. Bref, ça allait, sous réserve que le travail est toujours pénible par définition...

Aujourd'hui, j'ai la moitié d'élèves, autrement dit une grosse école primaire, sans rien comme options, le modèle de base. J'ai un poste de catégorie C à plein temps avec moi... et c'est dur, on est constamment débordé, dérangé, tout est urgent, pour avant-hier. Et je ne parle pas des heures auxquelles je termine.

Donc, de deux choses l'une, soit je suis devenu incompétent au fil des années, mais j'ai un peu du mal à le croire (et je ne vois pas trop pourquoi), soit la masse de travail a augmenté. Je penche pour cette solution, et cela me navre; il s'agit surtout de tâches purement paperassières, enquêtes, reporting, justificatifs sans fin pour quémander trois piécettes de subvention pour garder la tête hors de l'eau et autres procédures redondantes pour retracer les pets des mouches.

Je veux bien rendre compte, mais au bout d'un moment, ça finit pas devenir problématique... je ne vais même pas me lancer sur tout ce qui gravite autour de la question du terrorisme, que je pense à titre purement personnel être un sujet anxiogène qui justifie tout (déclarations en ligne pour les voyages, P.P.M.S. intrusion, sas de sécurité... c'est bien simple, mon dernier bahut n'avait pas de clôture, et le nouveau en a une double!). Le terrorisme aujourd'hui, c'est un peu comme la pédophilie il y a vingt ans... l'argument massue.

Nous multiplions les procédures... pour quoi faire? Je n'en sais rien. Justifier notre existence? Comme si nous avions une quelconque importance pour ceux qui nous gouvernent. Ils seraient d'alleurs plutôt enclins à nous remplacer par des robots (ce jour viendra plus vite qu'on ne le pense)... Peut-être pour donner l'illusion que tout va bien, et qu'on trouve des solutions à un bateau qui coule, puisque, voyez braves gens, on fait "des trucs". Oui, on brasse de l'air...

Pardonnez-moi mon cynisme, mais j'en viens vraiment à me poser la question de l'intérêt de tout ça.

Bonne soirée.
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MessageSujet: Re: Réflexions sur la bureaucratie   Jeu 19 Avr 2018 - 21:55

Conseils de lecture:
CROZIER
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Après ça IRA mieux!
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MessageSujet: Re: Réflexions sur la bureaucratie   Jeu 19 Avr 2018 - 21:57

Ha, la loi de PARKINSON, tout simplement
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gestionnaire 83
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MessageSujet: Re: Réflexions sur la bureaucratie   Ven 20 Avr 2018 - 9:44

Comme je te comprends.
Moi c'est l'inverse, je suis arrivée il y a 10 ans. Et j'ai vu en effet la paperasserie augmenter.
J'avoue que depuis j'ai pris du recul. Je ne fais plus ONILAIT (ça prend des plombes, tu risques un contrôle de malade, et tu gagnes des clopinettes), je ne renvoie pas non plus à la pref ou au CD mon quota de bio local etc, désolée mais je ne vais pas consacrer 3 jours annuels pour cela (ce n'est pas encore une obligation réglementaire) et je renvoie les autres enquêtes en simplifiant un max (ex: au CD je renvoie l utilisation des fonds sociaux en mettant un export d'Al*** notre logiciel qui ne reprend pas toutes leurs exigences mais finalement ça marche quand même).
Pour le reste, oui, on ne peut pas éviter le PPMS etc...
Alors courage!
Pcq ca ne va pas s'arranger. Twisted Evil
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néthou
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MessageSujet: Re: Réflexions sur la bureaucratie   Lun 30 Avr 2018 - 9:43

Je remonte le témoignage de notre collègue, que je trouve, loin de tout cynisme, particulièrement intéressant, pour lui qui s'est "détaché" de la fonction de gestionnaire pour y revenir 10 ans après, et faire le constat ci-dessus.

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"Quand je dis quelque chose et que mes adversaires politiques applaudissent, je sens que j'ai dit une bêtise". Karl Liebknecht

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MessageSujet: Re: Réflexions sur la bureaucratie   Lun 30 Avr 2018 - 17:28

Il faut reconnaitre que la simplification administrative ne semble pas être passée par nos autorités de tutelle : rectorat, collectivités et DSDEN qui pensent surtout à justifier leur existence et se simplifier la vie, mais pas celle de leurs interlocuteurs !

Sur le plan de la gestion financière et comptable, quand je vois le maquis des marchés publics, la bouffonnerie des dépenses CB par internet, les contorsions concernant les voyages et les retards abyssaux en matière de dématérialisation, je me dis que nous avons effectivement du pain sur la planche.

Ici aussi, nous avons 'balancé' ONILAIT aux oubliettes vu l'usine à gaz.
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Stoïk
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MessageSujet: Re: Réflexions sur la bureaucratie   Lun 30 Avr 2018 - 18:22

Neo-fit a écrit:
Il faut reconnaitre que la simplification administrative ne semble pas être passée par nos autorités de tutelle : rectorat, collectivités et DSDEN qui pensent surtout à justifier leur existence et se simplifier la vie, mais pas celle de leurs interlocuteurs ![...]

Je ne crois pas que le problème vienne de là, ce ne sont pas à mon avis les collègues des services académiques qui sont à mettre en cause.
Il s'agit plus d'une société qui veut croire qu'en compliquant tout elle permet une administration plus fine de ses services (ce que tu dis aussi d'ailleurs!  Wink ).

Prenons l'exemple des systèmes sociaux: nous avons des dizaines d'aides sociales différentes qui se marchent sur les pieds les unes les autres et qui sont mises en œuvre par des niveaux d'administration différents.
La compétence de principe en matière d'aide sociale revient au département mais:
- l'Etat garde la main sur certains dispositifs
- la commune intervient par les CCAS
- la Région met également en place des systèmes d'aide
- sans parler des autres (Europe...)

Du coup c'est plutôt difficile de mesurer l'efficacité de ces systèmes imbriqués qui mobilisent pourtant chacun des bataillons de fonctionnaires pour leur fonctionnement.
Côté rendement c'est nul et pourtant ceux qui gèrent ces aides sont souvent débordés...

Ne pourrait-on pas, plutôt que nos usines à gaz, mettre en place une vraie compétence unique pour gérer un petit nombre de dispositifs à volume financier constant?

En réalité c'est plus porteur politiquement de créer des dispositifs nouveaux que d'abonder ceux qui existent déjà (petit exemple symbolique: Ségolène Royal qui a préféré, quand elle était ministre de l'enseignement scolaire en 1997, créer un fonds social des cantines plutôt que d'abonder le fonds social des lycées existant. L'objet était pourtant le même à quelques nuances près, mais il a fallu gérer deux fonds sociaux pendant quelques années...).

Autre exemple de délire administratif: les contrats aidés.

Pour une large partie de ces contrats, au final, c'est l'Etat qui paye tout, mais on a préféré mettre en œuvre des financements qui impliquent plusieurs ministères, avec un système de prises en charge complémentaires. Dans la foulée on a confié l'élaboration des payes à des services qui ne savaient pas les faire (avant les mutualisations, c'était chaque bahut qui s'y collait, et certains en sont encore à ce stade). Sans parler des navettes complexes pour le recrutement qui mobilisent des représentants de plusieurs administrations...

Au final, le contrat aidé est payé des clopinettes mais il a coûté bien cher en temps de travail de fonctionnaires (qu'on accusera après de n'être pas efficaces). Et si on s'était contenté d'un simple bureau de quelques agents dans chaque rectorat assurant le recrutement, le suivi des formations et la paye des contrats aidés avec un financement "Etat" unique, on aurait perdu quoi?

Le maître mot devrait être la (vraie) simplification, si on continue sur la voie sur laquelle nous sommes engagés, le système va finir par imploser! Crying or Very sad
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Réflexions sur la bureaucratie
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