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Notre métier va disparaître

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Re: Notre métier va disparaître

Message  Stroubok le Lun 24 Oct 2016 - 16:30

volcan a écrit:Il y a dans la rubrique "malaise des gestionnaires" quantité de description de lubies des CE qui sont tout sauf minimalistes et nombre de collègues qui préféreraient un petit marquis à 200 km de chez eux qu'à 5 mètres.
La caricature n'apporte rien que ce soit dans un sens ou dans l'autre.
Ouais, mais si la profession et l'institution étaient mieux défendues, on entendrait moins ces discours type "les CT font mieux ci, les CT font mieux ça, on serait plus heureux dans une CT, vous êtes nuls et vous allez clamser, on vous l'avait bien dit..."
Moi je ne pleurniche pas sur mon sort, j'essaie de me battre au quotidien avec les moyens qui me sont donnés et si j'en ai pas assez, je le dit!
Les CT ne font pas forcément mieux que l'EN et se font régulièrement allumer par la Cour des comptes pour leur mauvaise gestion... Y a qu'à voir l'augmentation continue de la fiscalité locale...
Arrêtons l'auto-dénigrement. Prenons nos responsabilités ici et maintenant et arrêtons de penser que l'herbe est toujours plus verte dans le pré d'à côté! b2

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Re: Notre métier va disparaître

Message  Poporc le Lun 24 Oct 2016 - 17:53

G.plusdessous a écrit:N esr ce pas en gros les missions de l intendant : gestion materielle, des flux financiers generes par celle ci, et de la grh? Bref un fpe pour gerer les missions de la fpt: est ce longtemps soutenable? Moi je dis cela mais je dis rien... peut etre les agt comptables pourront ils tirer leur epingle du jeu du côté du tresor. Allez on attend gfcweb et on comptera les postes "optimises":on prend date....

volcan a écrit:rire  Parce que tu crois que les Finances qui restructurent à marche forcée en supprimant des postes comptables chez eux vont vouloir récupérer les comptables de l'EN qu'ils considèrent comme des incompétents ?
Un EPLE c'est un établissement local et les Finances ont déjà la responsabilité comptable des autres établissements locaux.

La je vais vous rassurer tout de suite, comme dit le boss : y'a pas de place.

Sans dénigrer le métier d'AC à l'éduc, il faut se souvenir qu'un inspecteur des Finances publiques (anciennement inspecteur du Trésor) commencent sa carrière par un an d'école suivi de 6 mois de formation, sans compter la formation continue qui suit. En outre, ça bouge à la DGFIP. Les petites comptabilités ferment les unes après les autres, en particulier celles traditionnellement tenues par des inspecteurs. On ne garde que les plus grosses (pour combien de temps) qui sont destinées à des inspecteurs divisionnaires (un grade parallèle à l'inspecteur principal pour faire simple).

Pour l'avoir expérimenté, les compétences en matière de comptabilité publique acquises à l'EN valent bien la formation de la DGFIP au moins sur la comptabilité des collectivités. La différence : un logiciel plus complet et plus lourd, des volumes plus importants, des instructions budgétaires différentes (mais pas tant que ça). Je suis d'avis qu'un comptable de l'EN compétent est parfaitement capable de tenir un poste en comptabilité publique locale. Du fait des restructurations, on voit des changements de fonction et l'accès à des fonctions comptables qui me laissent dubitatif.

Mais le problème, comme je le dis plus haut, il n'y a déjà pas assez de place pour tout le monde et nos corps ne sont pas ouvert à l'interministérialité, c'est donc détachement obligatoire avec toute la difficulté que cela veut dire pour ceux qui postulent.
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Re: Notre métier va disparaître

Message  Philia1 le Lun 24 Oct 2016 - 18:32

Comme je l'ai dis précédemment, des suppressions de postes et des déplacements de personnels de l'EN ont déjà eu lieu au moment où les cuisines centrales des lycées ont été remplacées par des cuisines centrales créées par la région ou par les départements.
Donc, ce débat date et va perdurer...

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Re: Notre métier va disparaître

Message  Sasujo le Mar 25 Oct 2016 - 9:31

Pour aller dans le sens du cochon, il n'y a qu'à lire la liste d'aptitude aux fonctions de comptable du Sup': à peu près 1000 cadres de la DGFiP, contre 34 ou 35 EN !!
Nous sommes un ministère protégé jusqu'à maintenant malgré notre réforme de la carte comptable qui a déjà bien diminué les possibilités de promotion, les finances ont connu et connaissent une vraie purge qui se poursuit.
Je pense que si l'on postule chez eux on sera bien accueilli !

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Re: Notre métier va disparaître

Message  rural th le Mar 25 Oct 2016 - 13:30

Tiens! il y a un moment que je n'étais pas passé. Toujours les mêmes problématiques et état d'âmes
Faut dire que je suis en plein dans la GBCP et le service facturier à venir avec CPP, alors pas trop le temps de regarder chez vous( par nostalgie)
Je confirme 1- il y a plein de DGFiP à recaser 2- un comptable EN N'a pas à rougir de ses compétences acquises sur le terrain.
Et je crains que le prochain "choc" de votre profession soit CPP. Une collectivité devrait pour reprendre en direct l'ensemble des factures de restauration de tous "ses" EPLE avec un service technique si la gestion des stocks est interfacée.
Vous devriez avoir au moins quelques années avant d'en mesurer les conséquences et il vous restera toujours les "voyages"
Mais quel que soit l'avenir, ici (EPN) ou en EPLE il ne sera guère tranquille

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Re: Notre métier va disparaître

Message  Looping le Mar 25 Oct 2016 - 14:13

Oui rural... quelques années... 5 maxi à mon avis.
Un des intérêts de ce forum sera à ce moment de consulter l'historique et se repencher sur tous ceux qui ont refusé la décentralisation et lancé des pierres à ceux qui annonçaient que nous étions foutus.
Mais je fais confiance aux syndicats pour nous expliquer à ce moment, une fois encore, que ce n'est pas de leur faute.

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Re: Notre métier va disparaître

Message  coffeeman le Mar 25 Oct 2016 - 15:00

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Re: Notre métier va disparaître

Message  Looping le Mar 25 Oct 2016 - 15:39

Il ne s'agit pas d'avoir peur ou pas mais d'assumer ses choix et de reconnaitre ses erreurs.
Je pense que les responsables syndicaux ont fait erreur sur erreur depuis des années nous concernant. D'abord en abandonnant le syndicat spécifique à l'intendance au profit d'un syndicat unique  des administratifs, puis en nous noyant dans l'interministérialité. En ne défendant pas un statut des gestionnaires et en refusant leur décentralisation. Quel ancien peut dire que la situation des gestionnaires ne s'est pas considérablement dégradée et que nous avons perdu par rapport aux CE. Est-ce que les choix syndicaux ne sont pas pour partie en cause ? Avons nous au moins le droit de les critiquer ces choix ?
On peut avoir une opinion différente de la mienne ; j'attends simplement (sans y croire) que si l'avenir me donne raison, ceux qui nous ont conduit dans le mur reconnaissent leurs erreurs. Est-ce trop demander ?
Moi, si dans 5 ans il s'avère que j'ai eu tort, je serais encore là pour le reconnaître.

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Re: Notre métier va disparaître

Message  Poporc le Mar 25 Oct 2016 - 16:34

Même si je suis loin d'être sur la ligne des syndicats de l'intendance, j'ai toujours du mal à voir les syndicats ont fait ceci ou cela.

Les syndicats font avec les moyens dont ils disposent et la négociation intègre un paramètre essentiel : la capacité de mobiliser. Pour reprendre une formule classique : "l'intendance, combien de divisions...". Et là, tout est dit.

A quand remonte la dernière mobilisation de l'intendance, ou même des administratifs de l'EN et avec quels pourcentages ?

A partir de là, il n'y a pas à s'étonner.

A titre de contre exemple, dans le cadre du PPCR, les enseignants ont eu droit à un "traitement de faveur", bilan, la FSU a signé (et je ne parle même pas de l'UNSA). Les CE obtiennent des choses ? là encore, leur dernier mouvement s'est fait entendre.

Non, ce ne sont pas les syndicats qui... C'est chacun, par son silence ou son inaction qui...

Je sais bien qu'on peut débattre longtemps des positions de certains syndicats et des accords qu'ils ont pu signer. On peut parfois penser qu'ils ne respectent pas toujours le mandat que leurs adhérents ou sympathisants leur ont donné. Mais là encore, c'est le rapport de force. Et, pour ceux qui estiment que les syndicats qui les représentent ne sont pas bons, il y a toujours la possibilité de se tourner vers d'autres (et le choix est large).
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Re: Notre métier va disparaître

Message  Looping le Mar 25 Oct 2016 - 16:48

Le problème est qu'il n'y a aucun syndicat qui se préoccupe des gestionnaires ou qui souhaite se pencher sur leurs problèmes propres. Tous les syndicats sont généralistes et au mieux s'intéressent aux administratifs en général sans vouloir faire de distinction entre les fonctions (seulement entre les grades).
C'est un cercle vicieux : pas de syndicat pour représenter les gestionnaires donc pas de mobilisation des gestionnaires. Et ne parlons pas de créer une représentation propre aux gestionnaires : les responsables AJI et Espac'EPLE peuvent témoigner (pour ceux qui ne sont pas syndiqués) des réticences (pour être poli) des syndicats qui voyaient en ces associations une concurrence potentielle.

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Re: Notre métier va disparaître

Message  RETU le Mar 25 Oct 2016 - 17:16

Looping a écrit:se repencher sur tous ceux qui ont refusé la décentralisation

Looping a écrit:
Je pense que les responsables syndicaux ont fait erreur ... en refusant leur décentralisation.

Personne n'a rien refusé, on ne nous a jamais proposé d'être transféré aux collectivités territoriales.
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Re: Notre métier va disparaître

Message  Looping le Mar 25 Oct 2016 - 17:25

Soyons honnêtes ; ça ne fait pas de mal et la discussion sera plus franche.
Il y a eu une demande - des demandes même à plusieurs reprises - de la part des collectivités territoriales de décentraliser les gestionnaires ; suffit de reprendre les historiques. Nos syndicats et surtout ceux des chefs d'établissements ont fait part de leur formelle opposition ; et le gouvernement n'a pas voulu aller au conflit.
Par contre ce qui est exact c'est que jamais les gestionnaires n'ont été consultés pour savoir si ils souhaitaient ou pas cette décentralisation.

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Re: Notre métier va disparaître

Message  RETU le Mar 25 Oct 2016 - 17:40

Il y a eu des discours mais des demandes formalisées pas que je sache (ou alors je demande à voir "les historiques"). Les discours cela ne coûte rien.
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Re: Notre métier va disparaître

Message  Looping le Mar 25 Oct 2016 - 17:54

On devrait pouvoir discuter sans mauvaise foi. Il suffit de taper " décentralisation des gestionnaires d'EPLE" sur Google.... Il y a eu des demandes de la part des associations des collectivités locales ; le fait qu'à cause de la résistance syndicale elles n'aient pas été reprises dans des textes n'en fait pas de simples discours.

Tract de 2010 de A et I :
15 décembre 2010 - La décentralisation des gestionnaires des lycées et collèges serait une erreur pour le service public d’éducation. A et I et SNPDEN interviennent ensemble... voir le tract sur internet.


La gazette des communes 02/10/2012 :
Le 5 septembre 2012, en marge de la conférence de presse de préparation du 82e congrès de l’Assemblée des départements de France (ADF), Claudy Lebreton, président de l’ADF, lâchait à l’AEF : « les départements demandent le transfert des gestionnaires de collège dans le cadre de l’acte III de la décentralisation ».

Casus belli- Il s’est pris en retour les foudres des syndicats UNSA-Education et Administration et Intendance (A&I-UNSA), le syndicat majoritaire auprès des gestionnaires de collège, qui n’hésitent pas à évoquer un « casus belli ».


Tract de 2014 du SNASUB-FSU :

≪ Les presidents de conseil generaux sont









[size=16]unanimement pour ≫ [/size][size=16]le transfert des gestionnaires de[/size]









collèges de l'État vers les départements a indiqué



Claudy Lebreton, président de l'Assemblée des



départements de France (ADF) à l'agence AEF, après



avoir été reçu le 20 février 2014 à Matignon dans le cadre



de la préparation de la future loi de décentralisation.

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Re: Notre métier va disparaître

Message  néthou le Mer 26 Oct 2016 - 14:52

Looping a écrit:Un des intérêts de ce forum sera à ce moment de consulter l'historique et se repencher sur tous ceux qui ont refusé la décentralisation et lancé des pierres à ceux qui annonçaient que nous étions foutus.
J'ai toujours considéré que la décentralisation n'était pas une bonne chose pour nous (ce que Looping doit appeler "refuser") et pour autant je n'ai jamais jeté la pierre à ceux qui annonçaient qu'on étaient foutus.
Sur ce forum, puisque Looping s'intéresse à son historique, c'est VI qui l'a dit le premier, et pour autant que je me souvienne, il était loin de voir dans la décentralisation et notre transfert la solution. C'était il y a 7 ou 8 ans et je persiflais un peu en disant qu'avant d'être "foutus", de l'eau coulerait sans doute sous les ponts. Il me semble qu'à la même époque lors d'un colloque de l'AJI (en fait de l'AFAE) sur la décentralisation et les métiers de l'intendance, un participant (JP. Gauthereau) proposait l'image du gestionnaire (et de la profession) au milieu du gué...

8 ans après, la situation n'a pas fondamentalement changé; l'eau a coulé et coule toujours sous les ponts, de nombreux édiles ont demandé -sans succès- notre transfert aux CT avant de se reposer la question et de se raviser, nous sommes toujours au milieu du gué, et nous ne sommes pour l'instant toujours pas "foutus". La situation n'est pas brillante, certes, elle a même empiré, petit à petit. Mais le fond du métier reste le même, les contraintes ont nécessairement augmenté, sont de nature différente, mais on s'adapte, au détriment de notre santé (je n'ose pas parler de bien-être) au boulot, de notre positionnement qui n'a guère changé malgré la verroterie dont on nous a affublés. Certains trouvent même qu'il y a une évolution positive (professionnellement parlant) dans la mise en place du CIC et la qualité comptable en général.

Ce qui me semble notable, par contre, c'est que sur le terrain la difficulté à exercer notre métier s'est clairement accrue du fait des collectivités territoriales, qui chacune à sa façon, souvent sans concertation, sans souci de cohérence avec les voisins, ont entrepris d'exercer pleinement toute l'étendue des compétences attribuées par la décentralisation, quitte à en franchir quelquefois allègrement les limites.
A côté, les contraintes venant de l'Education Nationale tiennent à une pénurie de moyens à gérer et aux changements réglementaires à mettre en place (RCBC, CIC, etc...); rien qui bouleverse notre métier au quotidien, rien qui soit de nature à mettre notre métier-même en question.
Par contre, les prérogatives données aux CT, la façon quelquefois brutale avec laquelle elles les imposent, le lent et inexorable grignotage de pans complets de notre gestion, et de la même manière que l'Etat la pénurie de moyens qu'elles nous laissent pourtant à gérer, tout ceci conduit inévitablement à se poser la question du devenir de notre métier, de notre position de "cadre" (j'aime pas ce mot), et in fine, de ce qui fait l'intérêt de notre métier (sans même parler de la notion de service public...).

Alors j'aimerais bien que l'on m'explique quels éléments tangibles permettent de penser qu'en devenant fonctionnaires territoriaux, notre avenir professionnel aurait été assuré, notre compétence reconnue, notre profession et son positionnement valorisés. 

Je lis aussi qu'il y aurait responsabilité des syndicats. Mais nos syndicats n'ont pas eu voix au chapitre sur les lois de décentralisation, qui débordaient largement du cadre de l'Education Nationale, et s'ils y étaient plutôt réticents au départ, c'est justement en pointant les dérives que l'on constate actuellement. Mais on peut toujours reprocher à quelqu'un d'avoir eu raison trop tôt.

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Re: Notre métier va disparaître

Message  Looping le Mer 26 Oct 2016 - 17:43

J'ai démontré que les syndicats et le SNPDEN en tête s'étaient fermement opposé à la décentralisation des gestionnaires. Nier ce fait ne serait pas honnête. Que le gouvernement de gauche n'ait pas voulu engager le conflit sur un point qu'il considérait comme mineur est un autre fait ; qu'Est-ce qu'il en avait à faire des gestionnaires et cela ne valait pas une fronde syndicale. La responsabilité des syndicats est donc totale mais on a le droit de s'en féliciter si on était contre notre décentralisation. Le fait que jamais on n'ait consulté les gestionnaires sur ce qu'ils souhaitaient est une autre vérité. On pourrait me dire qu'ils n'avaient qu'à pas voter pour ces syndicats mais aucun ne proposait le contraire ; et je ne vais pas avoir la mauvaise foi de dire que ceux qui n'ont pas voté étaient pour le passage aux CT.
On peut penser différemment mais moi je dis qu'un gestionnaire de la CT ayant la pleine responsabilité du budget, de la sécurité, des travaux, de l'entretien, du SAH, des agents an(aurait laissé au CE que l'aspect pédagogique et serait devenu de fait le réel chef de l'EPLE. Le SNPDEN avait bien vu le risque et son opposition en était la preuve. Avec un de leur agent aux commandes des EPLE on peut penser que les CT n'auraient pas chercher tous les moyens de reprendre les commandes en externalisant ou créant des pôles de décision régionaux vidant peu à peu le métier de gestionnaire de sa substance. Pour le régime indémnitaire qui sérieusement va prétendre qu'il est moins favorable dans les CT.

Mais de toutes façons c'est trop tard et le fait de savoir qui aura eu raison dans 5 ans ne changera rien. Seulement qu'on ne vienne pas pleurer ou geindre si c'est moi - avec d'autres - qui auront eu raison ; et surtout qu'on ne vienne pas alors dire que notre passage aux CT n'aurait rien changé : ce serait trop facile et trop malhonnête.

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Re: Notre métier va disparaître

Message  RETU le Mer 26 Oct 2016 - 17:56

Soyons honnêtes, les syndicats étaient et sont toujours opposés au transfert des gestionnaires, de là à soutenir que leur responsabilité est totale reviendrait à leur accorder un rôle qu'ils n'ont pas : les lois de décentralisation et récemment la loi Notre ont donné lieu à des débats parlementaires qui sont allé bien au-delà de la consultation des syndicats (si tant est qu'elle ait eu lieu).

Dire le contraire serait malhonnête.
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Re: Notre métier va disparaître

Message  Tomtom&nana le Mer 26 Oct 2016 - 17:59

Je souhaite exprimer mon point de vue sur la question du devenir du métier adjoint gestionnaire (gestionnaire, intendant voire secrétaire général…). J’ai commencé dans ce métier (comme attaché) il y a 4 ans après une expérience comme agent de catégorie B.
J’ai le sentiment que ce qui est exprimé ici traduit aussi les malaises qui traversent les autres métiers de la fonction publique. Face aux réformes du passé et dans l’attente de celles à venir, une crise identitaire frappe le fonctionnaire notamment s’il est en position de manager. Aussi, notre image n’est pas toujours valorisante dans l’opinion publique.
Quels périmètres pour l’action publique de demain ? quels sont les métiers et compétences nécessaires pour animer les services publics d’après demain ? Certains hommes politiques veulent limiter l’action de l’État aux pouvoirs régaliens : sécurité, impôts, éducation ?...
Notre métier doit évoluer mais quel avenir pour les EPLE dans son autonomie et son pilotage ? Faut-il se regrouper ou être hyper agile ? faut-il garder exclusivement les fonctions de pilotage et de suivi dans le périmètre Etat ? Externaliser les fonctions opérationnelles des fonctions supports ?
C’est vrai nous sommes au mieux du gué …mais je crois toute la fonction publique. Est-ce que le statut appliquera encore à tous les fonctionnaires ou seulement ceux dans les services publics régaliens ?
Je pense que les mêmes interrogations traversent les autres versants de la fonction publique.

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Re: Notre métier va disparaître

Message  Looping le Mer 26 Oct 2016 - 18:53

Dire que les syndicats n'ont aucune influence alors qu'on prétend les défendre est amusant.
Les syndicats ne font pas les lois (y compris de décentralisation) mais ils peuvent influencer quelques points sur lesquels le gouvernement est prêt à lâcher du lest du moment qu'il ne considère pas ces points comme fondamentaux. La loi El Khomeri en est la plus récente preuve.
Je persiste à dire que si il n'y avait pas eu d'opposition syndicale la demande des régions et des départements concernant les gestionnaires (dont tout le monde sera d'accord pour dire que le sujet n'était pas fondamental pour la réforme de la décentralisation et ne passionnait pas les foules ni les parlementaires et encore moins le gouvernement) serait passée dans la loi. Simplement le ministre n'a pas voulu avoir une grève dans l'Education nationale pour un point qu'il jugeait sans réel intérêt.... il ne voyait que "Education nationale = enseignants" et que "c'est quoi un gestionnaire ?".

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Re: Notre métier va disparaître

Message  néthou le Mer 26 Oct 2016 - 19:03

Looping a écrit:J'ai démontré que les syndicats et le SNPDEN en tête s'étaient fermement opposé à la décentralisation des gestionnaires. Nier ce fait ne serait pas honnête. Que le gouvernement de gauche n'ait pas voulu engager le conflit sur un point qu'il considérait comme mineur est un autre fait ; qu'Est-ce qu'il en avait à faire des gestionnaires et cela ne valait pas une fronde syndicale. La responsabilité des syndicats est donc totale mais on a le droit de s'en féliciter si on était contre notre décentralisation. Le fait que jamais on n'ait consulté les gestionnaires sur ce qu'ils souhaitaient est une autre vérité. On pourrait me dire qu'ils n'avaient qu'à pas voter pour ces syndicats mais aucun ne proposait le contraire ; et je ne vais pas avoir la mauvaise foi de dire que ceux qui n'ont pas voté étaient pour le passage aux CT.
On peut penser différemment mais moi je dis qu'un gestionnaire de la CT ayant la pleine responsabilité du budget, de la sécurité, des travaux, de l'entretien, du SAH, des agents an(aurait laissé au CE que l'aspect pédagogique et serait devenu de fait le réel chef de l'EPLE. Le SNPDEN avait bien vu le risque et son opposition en était la preuve. Avec un de leur agent aux commandes des EPLE on peut penser que les CT n'auraient pas chercher tous les moyens de reprendre les commandes en externalisant ou créant des pôles de décision régionaux vidant peu à peu le métier de gestionnaire de sa substance. Pour le régime indémnitaire qui sérieusement va prétendre qu'il est moins favorable dans les CT.

Mais de toutes façons c'est trop tard et le fait de savoir qui aura eu raison dans 5 ans ne changera rien. Seulement qu'on ne vienne pas pleurer ou geindre si c'est moi - avec d'autres - qui auront eu raison ; et surtout qu'on ne vienne pas alors dire que notre passage aux CT n'aurait rien changé : ce serait trop facile et trop malhonnête.
Si mes maigres souvenirs de philo sont bons, tu tiens un vrai discours de sophiste:
- Si ça va mal, c'est parce qu'on n'a pas été décentralisés
- Les syndicats et le SNPDEN se sont opposés à la décentralisation, ils sont responsables (d'ailleurs ils ne nous ont pas consultés, les fourbes; ou alors en interne, mais comme il n'y a que 2 pelés et 3 tondus qui se syndiquent, ça vaut pas)
- Si ça va mal, c'est donc de leur faute
- Dans 5 ans on verra si ça va mieux (des fois que le Ministère nous accorde d'ici-là une super prime, une revalorisation salariale à 2 chiffres, un vrai rôle dans l'équipe de direction et une considération comme on n'en a jamais connu depuis Jean Zay), et si ce n'est pas le cas, c'est que j'aurais eu raison avant tout le monde, puisque "J'ai démontré que..."


Revenons donc à la première affirmation, et à sa traduction développée plus bas: "...moi je dis qu'un gestionnaire de la CT ayant la pleine responsabilité du budget, de la sécurité, des travaux, de l'entretien, du SAH, des agents n'aurait laissé au CE que l'aspect pédagogique et serait devenu de fait le réel chef de l'EPLE".
Il suffit de croire que tel n'aurait pas été le cas, et toute ta démonstration tombe à plat.
Avant donc que de parler de "malhonnêteté", commence donc par admettre que ton postulat de départ peut ne pas être partagé. Et donc tout ce qui s'ensuit.

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Re: Notre métier va disparaître

Message  L'intendant zonard le Mer 26 Oct 2016 - 21:23

Il semble de nouveau nécessaire de répéter que les syndicats ne sont pas des extraterrestres imposant leur volonté au moyen d'une quelconque zorglonde. Il y a des débats, des congrès, des motions, des tendances. Personne, dans aucune des organisations syndicales mêmes ultra-minoritaires, ne s'est jamais levé pour défendre haut et clair la décentralisation plutôt que le maintien dans la FPE avec interministérialité. Ou alors l'a tellement mal fait que c'est resté totalement inaudible.

Sur le manque d'un syndicat spécifique à la profession : il a déjà été dit qu'il serait minuscule, mais surtout, dans les syndicats des personnels administratifs nous sommes outrageusement sur-représentés. Cela pose un certain nombre de problèmes dans le quotidien des syndicats, en tout cas dans le mien. Il ne tient qu'aux donneurs de leçons de renforcer cette tendance en s'engageant, du reste.

Sur l'hostilité des syndicats à l'AJI (il faut remonter à plus de quinze ans maintenant pour en trouver des traces), ou à Espac'EPLE (là aussi nous avons passé ce cap sauf peut-être dans certains endroits où des idiots se manifestent encore) : de vieux syndicalistes étaient nostalgiques de l'époque où le seul endroit pour se retrouver entre gestionnaires, c'était la réunion syndicale. Leur hostilité à l'égard de notre forum était bien plus grande, profonde et tenace ! Ces gens-là, qui savaient à peine ce qu'est un courrier électronique, sont désormais presque tous du contingent des syndicalistes retraités, la page est tournée et à peu près plus personne ne conteste que nous soyons dans le 3e millénaire maintenant.

Sur le fait d'être à la merci du CE : une fois décentralisés, le CE pénible dira à la CT "dégagez-moi ce khon", et on sera viré sous deux mois. FPT  = viré. Sans poste. Je me fais bien comprendre ? Et, pour le quotidien, on aura gagné au passage un roitelet autrement plus pénible qu'un recteur ou un SGA (souvent un ancien collègue qui peut largement comprendre ce que l'on vit) : des élus ne se sentant plus pisser d'avoir été oints de l'Election (avec 40 % de participation mais ça ils l'oublient vite). Parce que pour les agents, c'est marrant, il y a des primes et pas de demandes de résultats particuliers. Pour des cadres, là ça sera tout différent !

Ce qui ressort selon moi de cette discussion, c'est que des gens ayant des doutes sur l'utilité pour le Service public de leur mission viennent se rassurer ici sur le fait que ça puisse continuer sans trop changer, quitte à tout changer (décentralisation) pour que rien ne change (mon poste, mon logement, mon petit confort). En ce qui me concerne, je n'ai aucun doute sur l'intérêt de mon labeur quotidien, pour chacun des élèves de mon agence comptable. J'en ai très peu aussi sur le fait que trop de gestionnaires peu motivés (IRArques furieux d'être nommés au MEN) et/ou compétents (les autres, n'ayant reçu aucune formation), s'asseyant au quotidien sur les principes de l'achat public par exemple, détruisent toute la crédibilité de notre profession.

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Re: Notre métier va disparaître

Message  Looping le Mer 26 Oct 2016 - 21:49

Bon j'ai compris. Les syndiqués montent au créneau et je n'ai plus qu'à me taire. D'ailleurs je suis seul à tenir ce discours, c'est bien une preuve ça.

Mais quand même :
Un gestionnaire CT sans pouvoir sur les domaines réservés à la CT ? Bien entendu, actuellement les CT ne décident rien sans l'accord du CE.
Des collectivité aux ordres du CE pour virer un gestionnaire CT ? MDR quand on sait comment les CT traitent les CE.
Le président de la CT roitelet ? Bien sur, et nettement plus nuisible à 200 km que le CE qui se trouve à 5 mètres.
Aucun gestionnaire favorable à la décentralisation, sauf moi, puisque tous les syndicats étaient contre ?
Etc, etc...

Ok vous avez gagné, vous avez raison. Heureusement qu'on n'a pas été décentralisé sinon nous n'aurions aucun avenir; alors qu'en étant gestionnaire d'Etat l'avenir est assuré. Si au moins vous le croyez réellement c'est déjà ça.

Bonne continuation.

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Re: Notre métier va disparaître

Message  Alomero le Mer 26 Oct 2016 - 23:27

Je ne crois pas que Looping se trompe dans son analyse du positionnement du SNPDEN et d'ailleurs ce syndicat était dans son rôle pour défendre les intérêts des siens. Sauf erreur de ma part, cela s'est négocié avec une partie de nos représentants avec la fameuse verroterie pour monnaie d'échange. Un marché de dupes si vous voulez mon avis. Quant à l'autre partie de nos représentants, je n'ai pas souvenir de les avoir vus prendre position, même si je me doute bien que ça aurait été pour dire non, pour ne pas changer*.

Cependant, je reste persuadée que le passage aux CT aurait permis de sauver quelques carrières et non pas la profession. La tendance naturelle à croire que l'on fait mieux que les autres, mieux que ceux d'avant, les restrictions budgétaires qui rendent indispensables des mutualisations, quitte à ce que cela coûte plus cher car mal conduit, le credo du "je paye, donc je décide", sont des éléments qui auraient de toute façon conduit les CT à reprendre les choses en main en ne nous laissant que des tâches d'exécution. De plus, le soutien hypothétique de la CT face à un CE problématique aurait pu être un avantage mais je crois que le fait d'être fonctionnaire territorial aurait paradoxalement créé à lui seul plus de problèmes au quotidien qu'il n'en aurait réglé.

Il ne s'agit pas d'accuser ou défendre à tout prix tel ou tel modèle, tel ou tel acteur. Sans parti pris, je crois juste que les choses ne sont pas si binaires.

* On me souffle dans l'oreillette que je me trompe puisqu'ils approuvent le PPCR. Reste à savoir si c'était bien le moment de changer d'habitudes.

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Re: Notre métier va disparaître

Message  Poporc le Jeu 27 Oct 2016 - 10:24

Looping a écrit:Bon j'ai compris. Les syndiqués montent au créneau et je n'ai plus qu'à me taire. D'ailleurs je suis seul à tenir ce discours, c'est bien une preuve ça.

Mais quand même :
Un gestionnaire CT sans pouvoir sur les domaines réservés à la CT ? Bien entendu, actuellement les CT ne décident rien sans l'accord du CE.
Des collectivité aux ordres du CE pour virer un gestionnaire CT ? MDR quand on sait comment les CT traitent les CE.
Le président de la CT roitelet ? Bien sur, et nettement plus nuisible à 200 km que le CE qui se trouve à 5 mètres.
Aucun gestionnaire favorable à la décentralisation, sauf moi, puisque tous les syndicats étaient contre ?
Etc, etc...

Ok vous avez gagné, vous avez raison. Heureusement qu'on n'a pas été décentralisé sinon nous n'aurions aucun avenir; alors qu'en étant gestionnaire d'Etat l'avenir est assuré. Si au moins vous le croyez réellement c'est déjà ça.

Bonne continuation.

Je vais te rassurer, je ne suis plus à l'EN et suis dans un syndicat qui ne représente pas grand chose au sein de ce ministère, même si il a une influence certaine partout ailleurs. Et je peux t'assurer que les syndicats (ou associations professionnelles) de l'EN, je n'en pense globalement pas grand bien.
Mais dire, parce que certains ne partagent pas ton opinion, que les syndicalistes sont là pour défendre leur pré carré, c'est un peu gonflé. Et un peu à l'image de nos politiques actuels avec leur TINA (There is no allternative) chère à la mère Thatcher. On dénigre un opposant en le traitant de ringard, de passéiste, voire pire, c'est un peu facile.

Oui les syndicats ont un pouvoir d'influence au niveau ministériel mais non, il ne font pas la loi. Certains aussi sont connus pour la qualité de leur analyse, d'autre pour être plus proche de certains groupes politiques, etc. Avec en plus des différences selon les ministères ou les champs professionnels dans le privé. En outre, vu la diversité (on peut aussi parler d'éclatement) du monde syndical, il est relativement facile pour un dirigeant quelconque de trouver l'interlocuteur qui acceptera telle ou telle proposition.

Donc, d'une part, les syndicats cela n'existe pas. Il y a plusieurs syndicats qui, s'ils ont pour principe commun, la défense des personnels, ont des options tout aussi diverses que la population. Aujourd'hui, par exemple, la CGT et la CFDT ont des positions aux antipodes l'une de l'autre. Cela est loin d'avoir toujours été le cas, bien au contraire avec parfois une CFDT qui a été considérée comme plus radicale que la CGT. D'autre part, comme je l'ai dit ailleurs, les syndicats font avec leurs moyens, il ne font qu'assurer "la logistique" de la défense des salariés. En effet, on peut avoir la meilleure organisation, d'excellents négociateurs, de parfaits connaisseurs de la réglementation, des militants investis, etc,  mais si on arrive devant un ministre avec un taux de grévistes de 1 %, on n'obtiendra pas grand chose. Aujourd'hui, c'est un peu la situation de l'ensemble du monde syndical. Après la seconde guerre mondiale, la situation n'était pas la même, le PC représentait environ 30 % de la population et une bonne partie d'entre eux étaient armés. En outre, le monde syndical était nettement moins hétérogène. De l'autre côté, le patronat et la haute fonction publique étaient largement compromis avec Pétain. Il a été bien plus facile alors d'imposer le programme du CNR.

Pour en revenir au transfert vers les régions et département. Tout n'a pas été rose pour tout le monde. D'une part, certaines collectivités ont des politiques salariales nettement moins intéressantes que les autres. Pour certains, il y a eu la perte de certains avantages (comme la notion de service actif qui autorise une retraite anticipée) pour certains corps techniques (plus à l'ex-équipement). En outre, le régime indemnitaire peut être modifié du jour au lendemain. Pour l'Etat aussi dans l'absolu, sauf que les capacités de mobilisation ne sont pas les mêmes. Ainsi, dans de nombreuses collectivités, les agents commencent à déchanter. L'accueil a été royal dans certaine (primes largement majorées, jours de congé supplémentaires, action sociale significative, etc) mais les exécutifs commencent à revenir en arrière et la privatisation de certaines activités commence aussi à devenir une réalité.

Alors, les gestionnaire à la FPT un meilleur choix, cela dépend vraiment. Y voir le jardin d'Eden, je suis quand même dubitatif. En effet, si, au plan indemnitaire à grade et échelon égal, il est très probable que cela soit à l'avantage des collectivités en moyenne. Je ne suis pas sûr que cela soit vrai partout mais je n'ai pas de chiffre.

En revanche, sur le plan de la carrière, c'est beaucoup moins sûr. Si dans de nombreuses collectivités, l'avancement se fait à la durée minimale, le PPCR remet complètement ça en cause. En outre, à chaque passage de grade (sans même parler de corps ou de cadre d'emploi pour la FPT), il faut trouver son nouveau poste pour valider le machin, les règles ne sont pas si simples que ça et nettement moins automatiques que dans la FPE. Pareil pour les mutations, c'est au bon vouloir des collectivités. Et en pratique, il faut savoir que de nombreux postes sont occupés par des contractuels dont on ne veut pas voir le départ.

Pour ce qui est des relations à l'autorité et le fait de roitelets quelconques, je ne pense pas que cela fasse de grosses différences. Dans certains cas, la situation pourra être meilleure, dans d'autres non. La khonnerie reste la chose la mieux partagée au monde.

Maintenant, ce que je raconte n'est pas parole d'Evangile...
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Re: Notre métier va disparaître

Message  Anonymat obligé le Jeu 27 Oct 2016 - 11:48

Merci à l'IZ qui m'a bien fait rire avec ce passage :
" Sur le fait d'être à la merci du CE : une fois décentralisés, le CE pénible dira à la CT "dégagez-moi ce khon", et on sera viré sous deux mois. FPT  = viré. Sans poste. Je me fais bien comprendre ? "

Dans l'académie, du temps où la CT était de la couleur du gouvernement, la position quasi-officielle du rectorat était "surtout pas de conflit avec la région" et le président de la région apparaissait lors des réunions conjointes comme le "vrai" patron ; à tel point que nous étions gênés pour le recteur. Le changement de majorité régionale n'a rien changé ; c'est même pire car désormais la région ne se préoccupe même plus de sauver les apparences.
Alors dire qu'un CE pourrait faire déplacer un gestionnaire de la collectivité alors qu'il n'arrive même pas à faire déplacer un agent avec un dossier épais comme celui de Tapie. rire

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Re: Notre métier va disparaître

Message  RETU le Jeu 27 Oct 2016 - 12:10

Alomero a écrit:
Cependant, je reste persuadée que le passage aux CT aurait permis de sauver quelques carrières et non pas la profession.

Eh oui car en fait, il y a bien un transfert aux CT : cela aboutit à la disparition de notre profession.

Le transfert tant espéré par certains est en train de se produire et aboutit à la disparition de notre profession, c'est d'ailleurs le thème du premier post de ce sujet.


Cela dit il existe d'autres postes au sein des collectivités, chacun était libre d'y postuler, mais vouloir garder exactement le même poste dans les mêmes conditions en passant de la fonction publique d'Etat aux collectivités territoriales et en plus en attendant simplement qu'une loi s'occupe de tout était sur le principe absurde.
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Re: Notre métier va disparaître

Message  volcan le Jeu 27 Oct 2016 - 12:38

Je ne suis pas d'accord avec Retu.
Les CT mettent en place des procédures et des outils pour avoir la main sur leurs compétences sans passer par les CE et les gestionnaires du moment qu'elles ne peuvent avoir un agent à elles sur place. Sauf peut être pour le technicien (catégorie B dans les gros EPLE) chef des agents qui prend de plus en plus de responsabilités et qui devient l'interlocuteur privilégié de la CT à la place du gestionnaire. Certaines CT vont dans le sens d'un cadre B chargé de la gestion des personnels de plusieurs établissements et pourquoi pas de la maintenance et demain d'autres domaines ; de même pour des cuisiniers cadre B chargés de la gestion de plusieurs SAH. En fait j'ai l'impression que certaines CT recréent des postes "gestionnaires B" polyvalents sur plusieurs EPLE ; preuve que notre métier était utile. D'autres CT externalisent à tout va. Il y aura donc demain des gestionnaires de la CT sur des mutualisations dans certaines collectivités, des équipes d'intervention (type EMOP) dans d'autres, des sociétés privées dans certaines.
Si je n'étais pas si proche de la retraite je me ferais du souci, même si le "volume" de mon poste me met pour un temps à l'abri ; mais les choses peuvent aller très vite à partir de 2017.

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Re: Notre métier va disparaître

Message  Stroubok le Jeu 27 Oct 2016 - 15:08

Looping a écrit:Oui rural... quelques années... 5 maxi à mon avis.
Un des intérêts de ce forum sera à ce moment de consulter l'historique et se repencher sur tous ceux qui ont refusé la décentralisation et lancé des pierres à ceux qui annonçaient que nous étions foutus.
Mais je fais confiance aux syndicats pour nous expliquer à ce moment, une fois encore, que ce n'est pas de leur faute.
Ah, oui c'est vrai que ce sont les syndicats qui gouvernent ce pays... Suspect
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Re: Notre métier va disparaître

Message  volcan le Jeu 27 Oct 2016 - 15:16

Stroubok a écrit:
Ah, oui c'est vrai que ce sont les syndicats qui gouvernent ce pays... Suspect
Le pays ? Non ; mais l'Education nationale : la question reste posée. LOL Mr green

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Re: Notre métier va disparaître

Message  Astrolabe le Sam 29 Oct 2016 - 21:32

volcan a écrit:Je ne suis pas d'accord avec Retu.
Les CT mettent en place des procédures et des outils pour avoir la main sur leurs compétences sans passer par les CE et les gestionnaires du moment qu'elles ne peuvent avoir un agent à elles sur place. Sauf peut être pour le technicien (catégorie B dans les gros EPLE) chef des agents qui prend de plus en plus de responsabilités et qui devient l'interlocuteur privilégié de la CT à la place du gestionnaire. Certaines CT vont dans le sens d'un cadre B chargé de la gestion des personnels de plusieurs établissements et pourquoi pas de la maintenance et demain d'autres domaines ; de même pour des cuisiniers cadre B chargés de la gestion de plusieurs SAH. En fait j'ai l'impression que certaines CT recréent des postes "gestionnaires B" polyvalents sur plusieurs EPLE ; preuve que notre métier était utile. D'autres CT externalisent à tout va. Il y aura donc demain des gestionnaires de la CT sur des mutualisations dans certaines collectivités, des équipes d'intervention (type EMOP) dans d'autres, des sociétés privées dans certaines.
Si je n'étais pas si proche de la retraite je me ferais du souci, même si le "volume" de mon poste me met pour un temps à l'abri ; mais les choses peuvent aller très vite à partir de 2017.

Pourquoi donc ici n'a pas été mis en place un observatoire des pratiques des CT - au moins par région - ?
Les expériences isolées ramenées ici - hors contexte local - ainsi que les réponses apportées perdent de fait de leur pertinence puisqu' aucune somme ne peut en être faite.
À mon humble avis, cela contribue à la baisse du volume des échanges.

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Re: Notre métier va disparaître

Message  volcan le Dim 30 Oct 2016 - 11:56

Un exemple de pratiques reste pertinent... même si il est en opposition avec le point de vue que l'on souhaite défendre.
Pour ce qui est de la baisse du volume des échanges - hors période de vacances - c'est un mouvement de repli sur soi et d'égoïsme qui ne touche pas que le forum. Je le constate dans les échanges, les réunions....
Bien que ce ne soit pas forcément révélateur je constate également une baisse importante des dons pour mon site que ce soit en nombre ou en montant unitaire (le nombre de dons de 5 € est révélateur). Mais on peut penser aussi que le site ne répond plus à un besoin ou qu'il est moins intéressant alors que le contenu reste le même.

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