Dépression et réflexion...
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Dépression et réflexion...
Bonjour à tous!
Si j'écris ce poste aujourd'hui, c'est essentiellement pour témoigner (et accessoirement pour éviter de finir chez Delarue en prime time dans Ca se discute).
J'ai fait une petite recherche sur le forum avec le mot dépression et j'ai lu énormément de posts traitant du malaise de notre profession et de la déprime (voire pire) de certains collègues.
Je suis moi-même en dépression. Je suis GM d'un petit bahut et je me soigne...
Mais ma dépression, m'a permis de me "poser", de réfléchir et d'entamer une démarche intérieure indispensable pour continuer ce job...(non je ne suis pas fou...)
J'ai d'abord réfléchi aux causes de ma dépression:
- l'importance des responsabilités que nous nous devons d'assumer chaque jour et dans pratiquement tous les domaines (sauf le pédagogique).
- les sollicitations incessantes de chaque catégorie d'usager de nos EPLE jusqu'aux fournisseurs et j'en passe, d'où une pression et un stress constants...
- les rapports professionnels (souvent AC/GM) exécrables...
Tout ceci renvoie donc à une autre problématique, celle de notre positionnement.
Or, nous sommes seuls (sauf sur ce forum, même si le contact virtuel ne remplacera jamais le contact physique). Dans nos cas, la solitude revêt plusieurs aspects:
- la solitude dite du chef de service ou fonctionnelle et qui de fait instaure une certaine distance dans nos rapports avec à la fois notre CE, notre hiérarchie (inexistante) et nos agents...
- la solitude familiale quand comme moi vous êtes parachuté dans un bled ou plutôt "the zone" dont vous ne connaissiez même pas le nom avant d'y poser les pieds.
- la solitude sociale qui n'est qu'une conséquence de l'absence de vie sociale induite par l'exercice de nos fonctions...Et pourtant c'est pas faute d'avoir cherché à sortir mais étant donné que nos horaires sont souvent à rallonge, surtout pour les collègues logés qui eux sont sur place...
- la solitude émotionnelle lorsque personne, je dis bien personne ne comprends ce que vous pouvez ressentir, cette détresse, cette déprime ou cette souffrance qui à chaque instant vous taraude un peu plus...
- la solitude sentimentale quand, comme moi, personne ne vous attend le soir à la "maison"...Et pourtant, Dieu que j'en ai envie de gâter ma petite femme!
Bref, tout ces facteurs font d'une dépression, un problème inéluctable à terme...
On passe donc aux conséquences de ce raisonnement, de ce mal-être. Personnellement, ma réflexion se décompose en phases:
- avant la dépression, mon boulot était tout pour moi (forcément quand on n'a plus rien à côté)...
- pendant, on se dit qu'on peut peut-être arriver à tout concilier, boulot et vie sociale, boulot et loisirs, boulot et vie de famille...
- après, c'est l'inverse. On s'inscrit dans une certaine forme de rejet, de révolte. On se fout royalement du mandat ou de la régie qui ne sera pas faite le Mardi soir mais plutôt le Jeudi matin... Non, il ne s'agit pas de paresse mais de préservation de soi...
En faisant ce job, j'ai perdu 7 kilos sur deux mois et demi, l'équivalent d'un dixième de mon poids antérieur...
En faisant ce job, je ne me posait plus les bonnes questions, les VRAIES questions.
En faisant ce job, j'en avais oublié jusqu'à mes priorités, trouver l'âme soeur, l'aimer, faire des enfants et fonder un foyer stable et durable...
C'est sûrement une vision trop romantique (pour ne pas dire romanesque) de la "vraie vie" (comme diraient certains) mais aujourd'hui, j'ai au-moins retrouvé la force d'y croire un peu et de m'accrocher à ce désir sincère et profond qui tendait auparavant à devenir fantasme...
Voilà, vous l'avez compris, je ne suis qu'au début du chemin. Beaucoup, en me lisant, se diront que je suis au-mieux déprimant au pire "cinglé"...
Mais tant pis...
Si j'écris ce poste aujourd'hui, c'est essentiellement pour témoigner (et accessoirement pour éviter de finir chez Delarue en prime time dans Ca se discute).
J'ai fait une petite recherche sur le forum avec le mot dépression et j'ai lu énormément de posts traitant du malaise de notre profession et de la déprime (voire pire) de certains collègues.
Je suis moi-même en dépression. Je suis GM d'un petit bahut et je me soigne...
Mais ma dépression, m'a permis de me "poser", de réfléchir et d'entamer une démarche intérieure indispensable pour continuer ce job...(non je ne suis pas fou...)
J'ai d'abord réfléchi aux causes de ma dépression:
- l'importance des responsabilités que nous nous devons d'assumer chaque jour et dans pratiquement tous les domaines (sauf le pédagogique).
- les sollicitations incessantes de chaque catégorie d'usager de nos EPLE jusqu'aux fournisseurs et j'en passe, d'où une pression et un stress constants...
- les rapports professionnels (souvent AC/GM) exécrables...
Tout ceci renvoie donc à une autre problématique, celle de notre positionnement.
Or, nous sommes seuls (sauf sur ce forum, même si le contact virtuel ne remplacera jamais le contact physique). Dans nos cas, la solitude revêt plusieurs aspects:
- la solitude dite du chef de service ou fonctionnelle et qui de fait instaure une certaine distance dans nos rapports avec à la fois notre CE, notre hiérarchie (inexistante) et nos agents...
- la solitude familiale quand comme moi vous êtes parachuté dans un bled ou plutôt "the zone" dont vous ne connaissiez même pas le nom avant d'y poser les pieds.
- la solitude sociale qui n'est qu'une conséquence de l'absence de vie sociale induite par l'exercice de nos fonctions...Et pourtant c'est pas faute d'avoir cherché à sortir mais étant donné que nos horaires sont souvent à rallonge, surtout pour les collègues logés qui eux sont sur place...
- la solitude émotionnelle lorsque personne, je dis bien personne ne comprends ce que vous pouvez ressentir, cette détresse, cette déprime ou cette souffrance qui à chaque instant vous taraude un peu plus...
- la solitude sentimentale quand, comme moi, personne ne vous attend le soir à la "maison"...Et pourtant, Dieu que j'en ai envie de gâter ma petite femme!
Bref, tout ces facteurs font d'une dépression, un problème inéluctable à terme...
On passe donc aux conséquences de ce raisonnement, de ce mal-être. Personnellement, ma réflexion se décompose en phases:
- avant la dépression, mon boulot était tout pour moi (forcément quand on n'a plus rien à côté)...
- pendant, on se dit qu'on peut peut-être arriver à tout concilier, boulot et vie sociale, boulot et loisirs, boulot et vie de famille...
- après, c'est l'inverse. On s'inscrit dans une certaine forme de rejet, de révolte. On se fout royalement du mandat ou de la régie qui ne sera pas faite le Mardi soir mais plutôt le Jeudi matin... Non, il ne s'agit pas de paresse mais de préservation de soi...
En faisant ce job, j'ai perdu 7 kilos sur deux mois et demi, l'équivalent d'un dixième de mon poids antérieur...
En faisant ce job, je ne me posait plus les bonnes questions, les VRAIES questions.
En faisant ce job, j'en avais oublié jusqu'à mes priorités, trouver l'âme soeur, l'aimer, faire des enfants et fonder un foyer stable et durable...
C'est sûrement une vision trop romantique (pour ne pas dire romanesque) de la "vraie vie" (comme diraient certains) mais aujourd'hui, j'ai au-moins retrouvé la force d'y croire un peu et de m'accrocher à ce désir sincère et profond qui tendait auparavant à devenir fantasme...
Voilà, vous l'avez compris, je ne suis qu'au début du chemin. Beaucoup, en me lisant, se diront que je suis au-mieux déprimant au pire "cinglé"...
Mais tant pis...
Avec de la Duff, même le budget passe mieux...Glup...
dépression et réflexion
Je ne m'attribue jamais le droit de juger autrui. Nous sommes tous des individualités avec des qualités, des défauts (sauf VI !) des forces, des faiblesses, des compétences et des incompétences.
Le respect d'autrui dans chacune de ces dimensions est la base d'une collaboration efficace. Tu as le droit d'avoir des aspirations autres que professionnelles, tu en as, non seulement ,le droit mais également le devoir.
Arrête-toi le temps qu'il faudra, sors de ce contexte professionnel que te détruit pour avoir le recul nécessaire pour repartir sur des bases plus saines.
Et en prime, tu verras que même sans toi la boutique tournera!
Le respect d'autrui dans chacune de ces dimensions est la base d'une collaboration efficace. Tu as le droit d'avoir des aspirations autres que professionnelles, tu en as, non seulement ,le droit mais également le devoir.
Arrête-toi le temps qu'il faudra, sors de ce contexte professionnel que te détruit pour avoir le recul nécessaire pour repartir sur des bases plus saines.
Et en prime, tu verras que même sans toi la boutique tournera!
Re: Dépression et réflexion...
Axos a écrit:Voilà, vous l'avez compris, je ne suis qu'au début du chemin. Beaucoup, en me lisant, se diront que je suis au-mieux déprimant au pire "cinglé"...
Point du tout, à vrai dire ton analyse est très cohérente, et peut être appliquée à bon nombre d'entre nous, et quand à être cinglé, étant donné qu'il faut l'être pour faire ce job, je dirais que nous le sommes tous.
Quand au stakhanovisme auquel succède la désinvolture, je pense que l'un est l'autre correspondent à des périodes d'ajustement avant de trouver un équilibre (certes précaire, mais équilibre tout de même) entre vie pro et privée, les anciens confirmeront puisqu'après tout ils ou elles ne sont pas restés célibataires obsédés par leur boulot ingrat jusqu'à la CPA....
L'ennui c'est que quand un des deux éléments du yin yang débloque, on a tendance à attendre trop de l'autre, et l'exigence est mère de toutes les désillusions.
Dans tous les cas il ne faut surtout pas donner trop d'importance à notre travail, suffisament de post ici même rapellent bien assez la futilité de notre présence en ces hauts lieux de l'éducation.
Parce que ça reste un TRAVAIL, pas une pénitence pour les erreurs d'une jeunesse passée à se noyer dans la luxure sans avoir songé à l'avenir...
Mil máquinas nunca harán una flor
Re: Dépression et réflexion...
je suis abasourdie, devant le post d'AXOS. Il révèle une telle
souffrance que je m'interroge sur une telle solitude, et ce n'est
pas le seul.
comment un Gestionnaire, jeune, à priori, qui semble sensé et certes
pas dénué de capacité d'analyse, en arrive Là. Il me semble
urgent de réfléchir à la formation des jeunes gestionnaires(pas en âge
mais en connaissance du métier).
Balancer dans ce METIER, des jeunes ou moins jeunes, issus
du concours, qu'il soit interne ou externe, n'ayant aucune
réalité du métier, ni même de ce qu'est un établissement scolaire, ce
qu'on y fait comment et pourquoi, ne peut qu'aboutir à ce genre
de choses.
Il faudrait réellment que tout les A.C chevronnés et
Gestionnaires ayant une vrai connaissance de ce métier les prennent en
formation continue. Pourrait ton réfléchir à un détachement de
ces personnes, sur la base du volontariat. Ils seraient FORMATEURS,
pendant 6 mois par exemple, en binome, avec le nouvel arrivant
Je me suis trouvé confronté à cette situation et je sais de quoi je
parle. Certes j'ai eu un tuteur, un AC qui m'a aidé énormément, mais
quand vous êtes dans un établissement, on ne vous demande pas si vous
êtes nouveau, si vous savez ou si vous ne savez pas. Tout le monde s'en
tamponne. Vous êtes là ET vous DEVEZ FAIRE!Et bien sur être
PERFORMANT. Alors, il lme semble vraiment urgent d'entamer une
VRAIE REFLEXION SUR LE TUTORAT ET L'ACCOMPANGEMENT DES NOUVEAUX
GESTIONNAIRES.
Courage AXOS, IL Y A VRAIMENT DE BEAUX JOURS A ETRE GESTIONNAIRE. NE
LAISSE PAS TOMBER. Meme si ça n'est pas facile. C'EST UN TRES BEAU
METIER.
souffrance que je m'interroge sur une telle solitude, et ce n'est
pas le seul.
comment un Gestionnaire, jeune, à priori, qui semble sensé et certes
pas dénué de capacité d'analyse, en arrive Là. Il me semble
urgent de réfléchir à la formation des jeunes gestionnaires(pas en âge
mais en connaissance du métier).
Balancer dans ce METIER, des jeunes ou moins jeunes, issus
du concours, qu'il soit interne ou externe, n'ayant aucune
réalité du métier, ni même de ce qu'est un établissement scolaire, ce
qu'on y fait comment et pourquoi, ne peut qu'aboutir à ce genre
de choses.
Il faudrait réellment que tout les A.C chevronnés et
Gestionnaires ayant une vrai connaissance de ce métier les prennent en
formation continue. Pourrait ton réfléchir à un détachement de
ces personnes, sur la base du volontariat. Ils seraient FORMATEURS,
pendant 6 mois par exemple, en binome, avec le nouvel arrivant
Je me suis trouvé confronté à cette situation et je sais de quoi je
parle. Certes j'ai eu un tuteur, un AC qui m'a aidé énormément, mais
quand vous êtes dans un établissement, on ne vous demande pas si vous
êtes nouveau, si vous savez ou si vous ne savez pas. Tout le monde s'en
tamponne. Vous êtes là ET vous DEVEZ FAIRE!Et bien sur être
PERFORMANT. Alors, il lme semble vraiment urgent d'entamer une
VRAIE REFLEXION SUR LE TUTORAT ET L'ACCOMPANGEMENT DES NOUVEAUX
GESTIONNAIRES.
Courage AXOS, IL Y A VRAIMENT DE BEAUX JOURS A ETRE GESTIONNAIRE. NE
LAISSE PAS TOMBER. Meme si ça n'est pas facile. C'EST UN TRES BEAU
METIER.
Re: Dépression et réflexion...
On est un certain nombre à avoir été jetée ainsi dans le grand bain et fut un temps sans forcément en ayant "bénéficié" (?) de la formation IRA, voire même en ayant aucune expérience professionnelle.
Il y a effectivement un problème de formation, il est identifié depuis longtemps. Mais il faut vraiment arrêter d'exagérer. C'est un métier difficile, exigeant avec des responsabilités fortes, un petit tas d'enquiquinements quotidiens mais ce n'est pas l'enfer !
Et la solitude du fonctionnaire parachuté sur un premier poste à Trifouillis les Oies, elle existe dans d'autres ministères. J'aimerais bien que des jeunes gestionnaires heureux témoignent ici. J'en connais et qui sont pourtant dans des bleds paumés loin de chez eux. On peut aussi prendre du plaisir à ce métier...
Je crois que la dépression d'Axos n'est pas due qu'au seul métier de gestionnaire. je lui souhaite bon corage pour s'en sortir mais arrêtons de perpétuer l'idée que notre métier est une punition !
Il y a effectivement un problème de formation, il est identifié depuis longtemps. Mais il faut vraiment arrêter d'exagérer. C'est un métier difficile, exigeant avec des responsabilités fortes, un petit tas d'enquiquinements quotidiens mais ce n'est pas l'enfer !
Et la solitude du fonctionnaire parachuté sur un premier poste à Trifouillis les Oies, elle existe dans d'autres ministères. J'aimerais bien que des jeunes gestionnaires heureux témoignent ici. J'en connais et qui sont pourtant dans des bleds paumés loin de chez eux. On peut aussi prendre du plaisir à ce métier...
Je crois que la dépression d'Axos n'est pas due qu'au seul métier de gestionnaire. je lui souhaite bon corage pour s'en sortir mais arrêtons de perpétuer l'idée que notre métier est une punition !
Re: Dépression et réflexion...
Pas si simple, Thinker : les gestionnaires satisfaits sont vraiment pas nombreux à s'exprimer. Pire : la quantité de collègue malades ou sur le point de laisser tomber est attristante pour le mal être qu'elle suggère. Et même chez les autres, les constats sont souvents très négatifs : horaires démentiels non rémunérés (est il vraiment normal qu'aucun de nous ne puisse s'en tenir à son horaire officiel et que nouis l'acceptions si facilement ?) pression quotidienne souvent insupportable due aux sollicitations incessantes difficiles ou impossibles à satisfaire faute de moyens ou d'informations adéquates etc...Mais le plus destructeur c'est l'absence de reconnaissance ou la franche hostilité des autres acteurs qu'ils proviennent de l'établissement ou qu'ils soient situés à l'externe. L'abnégation, le don de soi parce que c'est quand même de cela dont il s'agit, est destructrice , pas à s'étonner donc que dans des cas encore plus lourds il y ait de la casse! Pour avoir une chance d'aider les collègues il faut que nous restions conscients de cet état de fait.
Nervos belli : pecuniam infinitam.
Re: Dépression et réflexion...
Eric a écrit:Pas si simple, Thinker : les gestionnaires satisfaits sont vraiment pas nombreux à s'exprimer. Pire : la quantité de collègue malades ou sur le point de laisser tomber est attristante pour le mal être qu'elle suggère. Et même chez les autres, les constats sont souvents très négatifs : horaires démentiels non rémunérés (est il vraiment normal qu'aucun de nous ne puisse s'en tenir à son horaire officiel et que nouis l'acceptions si facilement ?) pression quotidienne souvent insupportable due aux sollicitations incessantes difficiles ou impossibles à satisfaire faute de moyens ou d'informations adéquates etc...Mais le plus destructeur c'est l'absence de reconnaissance ou la franche hostilité des autres acteurs qu'ils proviennent de l'établissement ou qu'ils soient situés à l'externe. L'abnégation, le don de soi parce que c'est quand même de cela dont il s'agit, est destructrice , pas à s'étonner donc que dans des cas encore plus lourds il y ait de la casse! Pour avoir une chance d'aider les collègues il faut que nous restions conscients de cet état de fait.
C'est parfait, rien à rajouter...

Visitez le site : http://gestionnaires03.pagesperso-orange.fr
Celui qui poursuit un rêve n'en désire pas, au fond, la réalisation : il veut simplement continuer à rêver. (Hugo Pratt)
Celui qui poursuit un rêve n'en désire pas, au fond, la réalisation : il veut simplement continuer à rêver. (Hugo Pratt)
Re: Dépression et réflexion...
Thinker souhaite que des gestionnaires heureux témoignent sur ce post.
Je fais effectivement partie des gens qui sont heureux dans leur
travail. J 'exerce ce métier depuis une quinzaine d'années
et j'ai toujours eu la chance d'obtenir des postes en adéquation
avec mon expérience. Je dis que j'ai eu de la chance car effectivement
ce n'est malheureusement pas le cas pour tout le monde...
J'ai commencé au sein d'une agence comptable où je n'avais aucune
responsabilité et j'ai pu apprendre le métier sans stress et sans
pression. J'ai pas mal voyagé mais j'ai eu la chance de toujours partir
en famille.
Même si le travail est lourd et les relations conflictuelles, je ne
fais pas d'heures sup. et j'ai plein d'activités à l'extérieur, et
j'essaye de ne plus penser au boulot quand je suis à la maison (j'avoue
que des fois, j'y arrive pas).
Donc oui ce métier peut être passionnant mais attention, il faut
suffisamment de recul et de maitrise de soi. Et surtout s'avouer que
l'on ne peut pas tout faire.
Axos :
Je fais effectivement partie des gens qui sont heureux dans leur
travail. J 'exerce ce métier depuis une quinzaine d'années
et j'ai toujours eu la chance d'obtenir des postes en adéquation
avec mon expérience. Je dis que j'ai eu de la chance car effectivement
ce n'est malheureusement pas le cas pour tout le monde...

J'ai commencé au sein d'une agence comptable où je n'avais aucune
responsabilité et j'ai pu apprendre le métier sans stress et sans
pression. J'ai pas mal voyagé mais j'ai eu la chance de toujours partir
en famille.
Même si le travail est lourd et les relations conflictuelles, je ne
fais pas d'heures sup. et j'ai plein d'activités à l'extérieur, et
j'essaye de ne plus penser au boulot quand je suis à la maison (j'avoue
que des fois, j'y arrive pas).
Donc oui ce métier peut être passionnant mais attention, il faut
suffisamment de recul et de maitrise de soi. Et surtout s'avouer que
l'on ne peut pas tout faire.
Axos :
a
Je n'ai jamais succombé à la dépression à cause de mon métier ; enfin je crois, car en y réfléchissant bien, je ne suis parfois pas passé loin.
Je comprends ta souffrance Axos, mais il faut apprendre à relativiser : il faut faire chaque jour ce qu'on peut, le reste attendra et tu verras doucement diminuer la pile des urgences de la semaine dernière... Et dis toi bien que ce n'est que ton travail, pas ta vie... Tu es dans un petit bahut, en général plus "familial" : essaye de te faire des amis parmi les profs, explique leur ta solitude...
J'aime ce métier et je suis heureux de le faire, mais Eric a parfaitement décrit les maux qui rongent la profession dont le pire est l'absence de reconnaissance.
Pire encore est cette absence de reconnaissance peut-être pour les sasu GM (dont je suis) qui vont, je le sens bien, progressivement être "remerciés" de leur travail (généralement égal à celui des adaenes pour un salaire médiocre) et seront renvoyés sans un regard dans d'autres services aprés que leurs établissements aient été happés dans une fusion économiquement intéressante (Ceci se fera dans l'indifférence totale ou presque puisque cautionné par les syndicats dans la charte de pilotage qu'ils ont tous signée)...
Je comprends ta souffrance Axos, mais il faut apprendre à relativiser : il faut faire chaque jour ce qu'on peut, le reste attendra et tu verras doucement diminuer la pile des urgences de la semaine dernière... Et dis toi bien que ce n'est que ton travail, pas ta vie... Tu es dans un petit bahut, en général plus "familial" : essaye de te faire des amis parmi les profs, explique leur ta solitude...
J'aime ce métier et je suis heureux de le faire, mais Eric a parfaitement décrit les maux qui rongent la profession dont le pire est l'absence de reconnaissance.
Pire encore est cette absence de reconnaissance peut-être pour les sasu GM (dont je suis) qui vont, je le sens bien, progressivement être "remerciés" de leur travail (généralement égal à celui des adaenes pour un salaire médiocre) et seront renvoyés sans un regard dans d'autres services aprés que leurs établissements aient été happés dans une fusion économiquement intéressante (Ceci se fera dans l'indifférence totale ou presque puisque cautionné par les syndicats dans la charte de pilotage qu'ils ont tous signée)...
Re: Dépression et réflexion...
SASU GM depuis 4 ans je fais partie de ces gens heureux de leur métier, je l'ai choisi, après 1 an en AC.
Je n'ai pas 30 ans, j'ai été nommée dans une petite ville dont je ne connaissais pas l'emplacement sur une carte. Evidemment je ne connaissais personne dans le collège, mais j'avais gardé de très bons contacts dans le lycée où j'étais avant, situé à seulement 30 kms de mon poste actuel.
Je ne dis pas que la première année fut rose, mon CE était une horreur, parti depuis, on me parlait chinois, j'ai du apprendre comme tout le monde sur le tas, les formations étaient surtout l'occasion de retouver des collègues dans la meme m....
Le soir je rentrais chez moi, déprimée, crevée, noyée dans une mer de boulot ayant envie de ne rien faire, complètement obnubilée, par les reflexions detestables de mon CE.
Je n'ai jamais pleuré devant lui, mais dieu sait si après je me rattrapais..
Les responsabilités me tombaient dessus sans que je comprenne pourquoi!
Et puis j'ai fait la connaissance de certains profs du collège avec qui je partage encore de supers moments, mon AC m'a été d'un grand secours, j'ai su me faire respecter, sans jamais trop montrer de faiblesses. J'ai beaucoup travaillé sur moi, j'ai appris à échanger et communiquer.
Je n'ai pas peur de dire que j'adore mon métier, la diversite des taches, la solitude (parfois); le dialogue de gestion est essentiel pour faire comprendre un peu ce que l'on fait.
Evidemment j'ai la chance d'avoir dans l'ensemble, des profs réceptifs et compréhensifs, des agents au mieux de leur forme et j'ai enfin changé de CE.
Alors Axos je t'envoie un gros
et aussi
.
Il doit exister dans ton bahut des gens avec lesquels tu peux parler; si ils sont sympas ils comprendront ta souffrance. Surtout ils se rendront compte peut être de ta situation et prendront eux aussi du recul par rapport à leurs exigences.
La je crois que je m'égare, ma foi en l'être humain n'a pas de limite, c'est mon défaut....
bon courage!!
Je n'ai pas 30 ans, j'ai été nommée dans une petite ville dont je ne connaissais pas l'emplacement sur une carte. Evidemment je ne connaissais personne dans le collège, mais j'avais gardé de très bons contacts dans le lycée où j'étais avant, situé à seulement 30 kms de mon poste actuel.
Je ne dis pas que la première année fut rose, mon CE était une horreur, parti depuis, on me parlait chinois, j'ai du apprendre comme tout le monde sur le tas, les formations étaient surtout l'occasion de retouver des collègues dans la meme m....
Le soir je rentrais chez moi, déprimée, crevée, noyée dans une mer de boulot ayant envie de ne rien faire, complètement obnubilée, par les reflexions detestables de mon CE.
Je n'ai jamais pleuré devant lui, mais dieu sait si après je me rattrapais..
Les responsabilités me tombaient dessus sans que je comprenne pourquoi!
Et puis j'ai fait la connaissance de certains profs du collège avec qui je partage encore de supers moments, mon AC m'a été d'un grand secours, j'ai su me faire respecter, sans jamais trop montrer de faiblesses. J'ai beaucoup travaillé sur moi, j'ai appris à échanger et communiquer.
Je n'ai pas peur de dire que j'adore mon métier, la diversite des taches, la solitude (parfois); le dialogue de gestion est essentiel pour faire comprendre un peu ce que l'on fait.
Evidemment j'ai la chance d'avoir dans l'ensemble, des profs réceptifs et compréhensifs, des agents au mieux de leur forme et j'ai enfin changé de CE.
Alors Axos je t'envoie un gros
et aussi Il doit exister dans ton bahut des gens avec lesquels tu peux parler; si ils sont sympas ils comprendront ta souffrance. Surtout ils se rendront compte peut être de ta situation et prendront eux aussi du recul par rapport à leurs exigences.
La je crois que je m'égare, ma foi en l'être humain n'a pas de limite, c'est mon défaut....
bon courage!!
Re: Dépression et réflexion...
Eric a écrit:Pas si simple, Thinker : les gestionnaires satisfaits sont vraiment pas nombreux à s'exprimer. Pire : la quantité de collègue malades ou sur le point de laisser tomber est attristante pour le mal être qu'elle suggère. Et même chez les autres, les constats sont souvents très négatifs : horaires démentiels non rémunérés (est il vraiment normal qu'aucun de nous ne puisse s'en tenir à son horaire officiel et que nouis l'acceptions si facilement ?) pression quotidienne souvent insupportable due aux sollicitations incessantes difficiles ou impossibles à satisfaire faute de moyens ou d'informations adéquates etc...Mais le plus destructeur c'est l'absence de reconnaissance ou la franche hostilité des autres acteurs qu'ils proviennent de l'établissement ou qu'ils soient situés à l'externe. L'abnégation, le don de soi parce que c'est quand même de cela dont il s'agit, est destructrice , pas à s'étonner donc que dans des cas encore plus lourds il y ait de la casse! Pour avoir une chance d'aider les collègues il faut que nous restions conscients de cet état de fait.
et je ne pense pas que ce soit de "preuves" de métier génial et mille fois mieux que n'importe quel autre métier dont notre collègue ait besoin.
que sa déprime soit due uniquement au boulot ou bien que les raisons s'additionnent, quelle importance?
je suis bien persuadée qu'il y a des collègues super chanceux, bien entourés, bien secondés et vivant dans un environnement de rêves.
je suis bien persuadée aussi qu'il y a des collègues pas chanceux qui serrent les dents et rentrent pleurer dans leur 80m2 de fonction, pas trop fort pour pas que leur OP les entendent.
je suis bien persuadée qu'il ya aussi tous les cas de figures entre les deux.
mais que celui qui n'a jamais , jamais été submergé , fut-ce un court moment , par le découragement ou le desespoir , soit un tout petit peu tolérant et ouvert vis à vis d'un collègue temporairement je l'espèère , en difficulté et surtout, en souffrance.

« Les certitudes sont le quotidien des imbéciles, le doute est la Foi cachée de celui qui sait »
Re: Dépression et réflexion...
nikkko a écrit:Axos a écrit:Voilà, vous l'avez compris, je ne suis qu'au début du chemin. Beaucoup, en me lisant, se diront que je suis au-mieux déprimant au pire "cinglé"...
Point du tout, à vrai dire ton analyse est très cohérente, et peut être appliquée à bon nombre d'entre nous, et quand à être cinglé, étant donné qu'il faut l'être pour faire ce job, je dirais que nous le sommes tous.
Quand au stakhanovisme auquel succède la désinvolture, je pense que l'un est l'autre correspondent à des périodes d'ajustement avant de trouver un équilibre (certes précaire, mais équilibre tout de même) entre vie pro et privée, les anciens confirmeront puisqu'après tout ils ou elles ne sont pas restés célibataires obsédés par leur boulot ingrat jusqu'à la CPA....
L'ennui c'est que quand un des deux éléments du yin yang débloque, on a tendance à attendre trop de l'autre, et l'exigence est mère de toutes les désillusions.
Dans tous les cas il ne faut surtout pas donner trop d'importance à notre travail, suffisament de post ici même rapellent bien assez la futilité de notre présence en ces hauts lieux de l'éducation.
Parce que ça reste un TRAVAIL, pas une pénitence pour les erreurs d'une jeunesse passée à se noyer dans la luxure sans avoir songé à l'avenir...
Le chemin est long pour retrouver un équilibre.
Courage AXOS
Deux choses sont infinies : l'univers & la bétise humaine ; en ce qui concerne l'univers, je n'en ai pas acquis la certitude absolue. A. EINSTEIN
Re: Dépression et réflexion...
Eric a écrit:Pas si simple, Thinker : les gestionnaires satisfaits sont vraiment pas nombreux à s'exprimer. Pire : la quantité de collègue malades ou sur le point de laisser tomber est attristante pour le mal être qu'elle suggère. Et même chez les autres, les constats sont souvents très négatifs : horaires démentiels non rémunérés (est il vraiment normal qu'aucun de nous ne puisse s'en tenir à son horaire officiel et que nouis l'acceptions si facilement ?) pression quotidienne souvent insupportable due aux sollicitations incessantes difficiles ou impossibles à satisfaire faute de moyens ou d'informations adéquates etc...Mais le plus destructeur c'est l'absence de reconnaissance ou la franche hostilité des autres acteurs qu'ils proviennent de l'établissement ou qu'ils soient situés à l'externe. L'abnégation, le don de soi parce que c'est quand même de cela dont il s'agit, est destructrice , pas à s'étonner donc que dans des cas encore plus lourds il y ait de la casse! Pour avoir une chance d'aider les collègues il faut que nous restions conscients de cet état de fait.
Ce d'autant plus que le contexte de travail peut très vite changer en fonction de l'arrivée ou du départ de telle ou telle personne...
Re: Dépression et réflexion...
Courage Axios, ne te laisse pas démoraliser par le boulot
C'est vrai qu'on exerce un job qui bouffe du temps
. On apparaît souvent comme un casse-pieds
et on peut donner le sentiment d'éviter les autres. C'est du moins comme ça que je me vois mais j'assume, certes avec les formes
, et l'on ne m'en tient pas rigueur.
Il faut faire l'effort d'expliquer au CE, aux profs, pourquoi ils peuvent faire ça ou ne pas faire ça, d'un point de vue comptable ou administratif. Le gestionnaire ne fait qu'appliquer une règlementation, et j'aime à dire aux profs, aux parents, que je les rejoins dans leurs critiques de cette règlementation tatillonne (Ah, quel faux-derche je peux être
). De suite, tu n'apparais plus comme un monstre d'insensibilité.
Impose-toi, une pose café, chaque jour, pour discuter avec tes agents et avec les profs. Un collège c'est comme un village, faut se tenir au courant des potins
.
Surtout prends conscience du boulot que tu abats. Ne regarde pas seulement ce qui reste à faire car ça n'a pas de fin, tout peut être amélioré.
On occupe un poste où l'on dépend beaucoup de la qualité des personnes avec lesquelles on travaille :
- un prof est balaise en informatique : ton bahut sera à la pointe des nouvelles technologies,
- ton cuistot veut que les commensaux repartent contents de ce qu'ils mangent, il compose des menus en fonction de ton budget riquiqui et l'hygiène est une préoccupation qu'il a toujours à l'esprit : ton seul soucis pour le 6011 sera de payer les factures et de suivre ton crédit nourriture,
- ton OP s'appelle Mac Gyver....
Bref si tu rames c'est probablement parce que tu es mal entouré. Alors applique-toi sur l'essentiel de notre boulot : la sécurité des personnes, que ta compta soit OK, et pour le reste c'est à chacun de se remuer le luc.
Mais je crois que le plus urgent pour toi c'est de mettre le grappin sur une jolie aide-éducatrice
C'est vrai qu'on exerce un job qui bouffe du temps
. On apparaît souvent comme un casse-pieds
et on peut donner le sentiment d'éviter les autres. C'est du moins comme ça que je me vois mais j'assume, certes avec les formes
, et l'on ne m'en tient pas rigueur.Il faut faire l'effort d'expliquer au CE, aux profs, pourquoi ils peuvent faire ça ou ne pas faire ça, d'un point de vue comptable ou administratif. Le gestionnaire ne fait qu'appliquer une règlementation, et j'aime à dire aux profs, aux parents, que je les rejoins dans leurs critiques de cette règlementation tatillonne (Ah, quel faux-derche je peux être
). De suite, tu n'apparais plus comme un monstre d'insensibilité.Impose-toi, une pose café, chaque jour, pour discuter avec tes agents et avec les profs. Un collège c'est comme un village, faut se tenir au courant des potins
.Surtout prends conscience du boulot que tu abats. Ne regarde pas seulement ce qui reste à faire car ça n'a pas de fin, tout peut être amélioré.
On occupe un poste où l'on dépend beaucoup de la qualité des personnes avec lesquelles on travaille :
- un prof est balaise en informatique : ton bahut sera à la pointe des nouvelles technologies,
- ton cuistot veut que les commensaux repartent contents de ce qu'ils mangent, il compose des menus en fonction de ton budget riquiqui et l'hygiène est une préoccupation qu'il a toujours à l'esprit : ton seul soucis pour le 6011 sera de payer les factures et de suivre ton crédit nourriture,
- ton OP s'appelle Mac Gyver....
Bref si tu rames c'est probablement parce que tu es mal entouré. Alors applique-toi sur l'essentiel de notre boulot : la sécurité des personnes, que ta compta soit OK, et pour le reste c'est à chacun de se remuer le luc.
Mais je crois que le plus urgent pour toi c'est de mettre le grappin sur une jolie aide-éducatrice

Re: Dépression et réflexion...
Et bien Naxos, je te comprends oh combien. Je n'aurais pas pu mieux exprimer ce que tu as écrit.
Ce travail, malgré le côté plaisant d'une pseudo liberté d'action qui nous coûte bien cher, ronge jusqu'à notre vie personnelle. Facile de dire de prendre du recul, mais pas facile à faire pour avancer le travail, et faire face aux multiples problèmes et sollicitations quotidiennes. Difficile pour quelqu'un de consciencieux de prendre justement ce recul.
Cela fait bientôt neuf ans que j'exerce ce métier sur deux postes différents (5ans dans le premier avec découverte des joies de la fonction après concours externe, puis 5ans ailleurs toujours gm pour me rapprocher de mon conjoint rencontré sur internet- on fait comme on peut!), et je ne dis pas le nombre de fois où j'ai craqué (loin de ma famille, et même sur mon deuxième poste). Difficile de se constituer un réseau d'amis en dehors des collègues les plus proches avec lesquels on sympathise lors d'une réunion. Mais finalement, il n'y a rien de mieux car au-moins, l'on se comprend, on se soutient, on se conseille. Et je peux dire que cela a été essentiel pour moi. Franchement Axos, essaie de te faire violence et d'appeler des collègues. Sur mon premier poste, j'ai eu la chance que des collègues de l'établissement rattaché me contactent et me proposent un repas! Puis, le réseau s'est agrandi, puis on a fait des parties de tarot et autres petites bouffes le vendredi soir. Sur mon deuxième poste, ne connaissant plus personne car ayant changé d'académie, je me suis fais violence et ai téléphoné moi-même à des collègues. Et je me suis tissée un nouveau réseau. Tu pourrais essayer car cela vaut tous les antidépresseurs.
Pour autant, arrivée à un âge où l'on se remet parfois en question et lassée par cette surcharge de travail, ajouté à cela la perte de mon meilleur ami foudroyé par un cancer de l'oesophage à 40 ans en quelques jours, je me suis vraiment interrogée. J'ai demandé un congé de formation de cinq mois que j'ai obtenu. C'est un sacrifice financier et personnel. J'ai en effet, quitté pour quelques temps mon établissement, et ai rejoint une très grande ville en France où depuis un mois je prends le temps de vivre et de réfléchir. On s'identifie à notre travail, mais personne n'est indispensable. J'essaye de me ressourcer et de m'instruire car mes neuronne se sont sacrément sclérosées. Je mène une réflexion sur la qualité de la vie qui aujourd'hui me semble essentielle, et que ce travail ne m'apporte plus ou pas. J'envisage de demander un détachement, une mutation, et même une disponibilité.
Voilà quelques pistes pour te dire que tu n'es pas le seul AXOS à resseniir ce malaise. Les collègues ou des mesures de sauvegarde plus contraignantes ne sont pas à négliger. Mais il faut devenir acteur, et sécher ses larmes. Or, ce sont des étapes que l'on franchit en fonction des événements et de sa situation psychologique à l'instant t.
Entre
et
et:fume:et
, j'ai choisi de me revitaliser pour prendre un nouveau départ
.
AXOS POUR TOI:fleur:

Ce travail, malgré le côté plaisant d'une pseudo liberté d'action qui nous coûte bien cher, ronge jusqu'à notre vie personnelle. Facile de dire de prendre du recul, mais pas facile à faire pour avancer le travail, et faire face aux multiples problèmes et sollicitations quotidiennes. Difficile pour quelqu'un de consciencieux de prendre justement ce recul.
Cela fait bientôt neuf ans que j'exerce ce métier sur deux postes différents (5ans dans le premier avec découverte des joies de la fonction après concours externe, puis 5ans ailleurs toujours gm pour me rapprocher de mon conjoint rencontré sur internet- on fait comme on peut!), et je ne dis pas le nombre de fois où j'ai craqué (loin de ma famille, et même sur mon deuxième poste). Difficile de se constituer un réseau d'amis en dehors des collègues les plus proches avec lesquels on sympathise lors d'une réunion. Mais finalement, il n'y a rien de mieux car au-moins, l'on se comprend, on se soutient, on se conseille. Et je peux dire que cela a été essentiel pour moi. Franchement Axos, essaie de te faire violence et d'appeler des collègues. Sur mon premier poste, j'ai eu la chance que des collègues de l'établissement rattaché me contactent et me proposent un repas! Puis, le réseau s'est agrandi, puis on a fait des parties de tarot et autres petites bouffes le vendredi soir. Sur mon deuxième poste, ne connaissant plus personne car ayant changé d'académie, je me suis fais violence et ai téléphoné moi-même à des collègues. Et je me suis tissée un nouveau réseau. Tu pourrais essayer car cela vaut tous les antidépresseurs.
Pour autant, arrivée à un âge où l'on se remet parfois en question et lassée par cette surcharge de travail, ajouté à cela la perte de mon meilleur ami foudroyé par un cancer de l'oesophage à 40 ans en quelques jours, je me suis vraiment interrogée. J'ai demandé un congé de formation de cinq mois que j'ai obtenu. C'est un sacrifice financier et personnel. J'ai en effet, quitté pour quelques temps mon établissement, et ai rejoint une très grande ville en France où depuis un mois je prends le temps de vivre et de réfléchir. On s'identifie à notre travail, mais personne n'est indispensable. J'essaye de me ressourcer et de m'instruire car mes neuronne se sont sacrément sclérosées. Je mène une réflexion sur la qualité de la vie qui aujourd'hui me semble essentielle, et que ce travail ne m'apporte plus ou pas. J'envisage de demander un détachement, une mutation, et même une disponibilité.
Voilà quelques pistes pour te dire que tu n'es pas le seul AXOS à resseniir ce malaise. Les collègues ou des mesures de sauvegarde plus contraignantes ne sont pas à négliger. Mais il faut devenir acteur, et sécher ses larmes. Or, ce sont des étapes que l'on franchit en fonction des événements et de sa situation psychologique à l'instant t.
Entre
et
et:fume:et
, j'ai choisi de me revitaliser pour prendre un nouveau départ
. AXOS POUR TOI:fleur:

Re: Dépression et réflexion...
adamas a écrit:On occupe un poste où l'on dépend beaucoup de la qualité des personnes avec lesquelles on travaille :
- un prof est balaise en informatique : ton bahut sera à la pointe des nouvelles technologies,
- ton cuistot veut que les commensaux repartent contents de ce qu'ils mangent, il compose des menus en fonction de ton budget riquiqui et l'hygiène est une préoccupation qu'il a toujours à l'esprit : ton seul soucis pour le 6011 sera de payer les factures et de suivre ton crédit nourriture,
- ton OP s'appelle Mac Gyver....
Bref si tu rames c'est probablement parce que tu es mal entouré.
Peux pas mieux dire...Re: Dépression et réflexion...
adamas a écrit: Courage Axios, ne te laisse pas démoraliser par le boulot
certes, mais quand tu as l'esprit au boulot tu ne penses à rien d'autre (et surtout pas aux ch..... qui te pourrissent la vie)
adamas a écrit:
Bref si tu rames c'est probablement parce que tu es mal entouré.
négatif, c'est que tu es dans une barque, alors magne-toi-le c.. pour que ce soient les autres qui rament
adamas a écrit:
Mais je crois que le plus urgent pour toi c'est de mettre le grappin sur une jolie aide-éducatrice
absolument, ça aide à passer moi de temps au bureau (tout au moins les premières années car ensuite le bureau devient une excuse pour passer moins de temps au foyer)
La seule chose absolue dans un monde comme le nôtre, c'est l'humour.
Albert Einstein
"Travailler dur n'a jamais tué personne, mais pourquoi prendre le risque ?" (Edgar Bergen)
"L'homme n'est pas fait pour travailler, la preuve c'est que cela le fatigue" (Voltaire)
"Le travail est l'opium du peuple et je ne veux pas mourir drogué" (Boris Vian)
Albert Einstein
"Travailler dur n'a jamais tué personne, mais pourquoi prendre le risque ?" (Edgar Bergen)
"L'homme n'est pas fait pour travailler, la preuve c'est que cela le fatigue" (Voltaire)
"Le travail est l'opium du peuple et je ne veux pas mourir drogué" (Boris Vian)
Re: Dépression et réflexion...
En ce qui me concerne je suis au repos forcé, je n'avais jamais connu un tel sentiment de tristesse mêlé d'amertume tout ça pour faire le boulot de deux personnes, pressée de partout, jamais un merci quand ça va bien toujours à en rajouter une louche quand j'ai la tête hors de l'eau . En écrivant ces quelques lignes j'ai du mal à retenir mes larmes ...
Je culpabiilse de m'arrêter mais c'était ça où rester à mon bureau à ne plus être efficace malgré 70 heures par semaine.

Je culpabiilse de m'arrêter mais c'était ça où rester à mon bureau à ne plus être efficace malgré 70 heures par semaine.

Le PeaK Oil vous connaissez ???
A voir : http://fr.youtube.com/watch?v=UGD1L_WxOHc
Pour comprendre (en français) et pour y trouver des liens : http://www.oleocene.org
Pour en discuter : http://forums.oleocene.org/index.php
A voir : http://fr.youtube.com/watch?v=UGD1L_WxOHc
Pour comprendre (en français) et pour y trouver des liens : http://www.oleocene.org
Pour en discuter : http://forums.oleocene.org/index.php
Re: Dépression et réflexion...
Lina Inverse a écrit:En ce qui me concerne je suis au repos forcé, je n'avais jamais connu un tel sentiment de tristesse mêlé d'amertume tout ça pour faire le boulot de deux personnes, pressée de partout, jamais un merci quand ça va bien toujours à en rajouter une louche quand j'ai la tête hors de l'eau . En écrivant ces quelques lignes j'ai du mal à retenir mes larmes ...
Je culpabiilse de m'arrêter mais c'était ça où rester à mon bureau à ne plus être efficace malgré 70 heures par semaine.![]()
fais comme moi, ris de tout pour me pleurer de rien...
rien n'est grave, ce n'est que du matériel, rien n'est urgent, tout peut attendre...arrête de porter sur tes frêles épaules toute la misère de d'éducation nationale !!
L'INCAPACITE A TOUT FAIRE N'EST PAS DE L'INCOMPETENCE (je l'ai affiché en gros dans mon bureau, et le premir CE qui essaie d'y toucher, je le démolis)
Re: Dépression et réflexion...
Lina :
Je partage largement ton amertume et ton sentiment de désespoir pour l'avoir ressenti à de nombreuses occasions ces derniers temps.
L'option rire à tout de CandyNeige est une bonne solution, même si en l'espèce elle s'avère difficile à tenir quand les catastrophes de fin d'année s'enchaînent et se surajoutent à des situations personnelles parfois complexes pour beaucoup d'entre nous.
La solution (très VI...) de se soulager en hurlant sur certaines erreurs professionnelles qui errent dans nos bahuts juste pour créer des problèmes est aussi assez bonne pour au moins se soulager les nerfs en formalisant une réalité : si on se sent mal ce n'est pas la faute de notre travail mais des gens pour qui on le fait.
Personnellement là j'enchaîne les catas matérielles et humaines depuis deux bons mois, à deux doigts de craquer complètement et de manière définitive devant un tel étalage de stupidité (il n'ya pas d'autres mots) de la part de gens soi-disants instruits, et d'une malchance incroyable.
La seule défense que j'ai trouvé étant un cocktail des deux solutions : je m'offre de francs éclats de rire aux annonces de nouvelles catastrophes, et ponctuellement je prend mon aspect le plus effrayant (100% efficace sur les enfants depuis 27 ans, 80% sur les adultes de l'EN depuis 3 ans... de là à en déduire qu'un prof est proche dans sa structure mentale des enfants qu'il encadre...) pour mettre au point les choses avec les gens dont l'attitude me déplaît et dont les actions me causent des tas d'embêtement.
Hurlements scandalisés et fous rires nerveux permettent au moins de trouver une équilibre entre fureur et désespoir.
Ca tiendra pas longtemps, mais pour l'instant ça tient.
Candy :
Je t'envoie mon RIB pour me régler mes doits d'auteurs ? En ces périodes de fêtes, tirer quelque bénéfice d'un talent de publicitaire (que j'ignorais) ne serait pas de refus...
Je peux faire des plaquettes (dédicacées) avec une jolie typo dorée si vous voulez, mais c'est sur commande...
Je partage largement ton amertume et ton sentiment de désespoir pour l'avoir ressenti à de nombreuses occasions ces derniers temps.
L'option rire à tout de CandyNeige est une bonne solution, même si en l'espèce elle s'avère difficile à tenir quand les catastrophes de fin d'année s'enchaînent et se surajoutent à des situations personnelles parfois complexes pour beaucoup d'entre nous.
La solution (très VI...) de se soulager en hurlant sur certaines erreurs professionnelles qui errent dans nos bahuts juste pour créer des problèmes est aussi assez bonne pour au moins se soulager les nerfs en formalisant une réalité : si on se sent mal ce n'est pas la faute de notre travail mais des gens pour qui on le fait.
Personnellement là j'enchaîne les catas matérielles et humaines depuis deux bons mois, à deux doigts de craquer complètement et de manière définitive devant un tel étalage de stupidité (il n'ya pas d'autres mots) de la part de gens soi-disants instruits, et d'une malchance incroyable.
La seule défense que j'ai trouvé étant un cocktail des deux solutions : je m'offre de francs éclats de rire aux annonces de nouvelles catastrophes, et ponctuellement je prend mon aspect le plus effrayant (100% efficace sur les enfants depuis 27 ans, 80% sur les adultes de l'EN depuis 3 ans... de là à en déduire qu'un prof est proche dans sa structure mentale des enfants qu'il encadre...) pour mettre au point les choses avec les gens dont l'attitude me déplaît et dont les actions me causent des tas d'embêtement.
Hurlements scandalisés et fous rires nerveux permettent au moins de trouver une équilibre entre fureur et désespoir.
Ca tiendra pas longtemps, mais pour l'instant ça tient.
Candy :
Je t'envoie mon RIB pour me régler mes doits d'auteurs ? En ces périodes de fêtes, tirer quelque bénéfice d'un talent de publicitaire (que j'ignorais) ne serait pas de refus...
Je peux faire des plaquettes (dédicacées) avec une jolie typo dorée si vous voulez, mais c'est sur commande...
Mil máquinas nunca harán una flor
Re: Dépression et réflexion...
candy neige a écrit:L'INCAPACITE A TOUT FAIRE N'EST PAS DE L'INCOMPETENCE (je l'ai affiché en gros dans mon bureau, et le premir CE qui essaie d'y toucher, je le démolis)
Ouais, sauf que t'es AC, hein ? Incapacité et AC, y a comme un lien, non ?

Dura lex, sed lex.
Re: Dépression et réflexion...
Jean-Mic, le premier hamster monomaniaque à chapeau rouge ! 

Il faut rire de tout. C'est extrêmement important. C'est la seule humaine façon de friser la lucidité sans tomber dedans. Pierre Desproges
Re: Dépression et réflexion...
Jean-Mic a écrit:candy neige a écrit:L'INCAPACITE A TOUT FAIRE N'EST PAS DE L'INCOMPETENCE (je l'ai affiché en gros dans mon bureau, et le premir CE qui essaie d'y toucher, je le démolis)
Ouais, sauf que t'es AC, hein ? Incapacité et AC, y a comme un lien, non ?
Fais gaffe le hamster...je suis peut être AC mais j'ai la modestie de penser qu'après 6 jours de formation en compta générale lors de l'année de prise de poste (2006) je n'ai pas le niveau d'excellence d'un expert-comptable après six ans d'étude...
et c'est pas parce que tu me fais très souvent rire, que je vais te laisser impunément me traiter d'incompétente
Re: Dépression et réflexion...
Isaac Newton a écrit:Jean-Mic, le premier hamster monomaniaque à chapeau rouge !
Exact Isaac.
Et le comique de répétition, ça à son charme

Re: Dépression et réflexion...
chabal a écrit:Quand on est dans la m... il faut la mettre dans le ventilo.
Déjà on a l'arrière dans le m..., si en plus faut se mettre l'avant en bouillie dans un ventilo...
Un peu bizarre comme techenique.
Dura lex, sed lex.
Dernière édition par le Jeu 13 Déc - 18:22, édité 1 fois
Re: Dépression et réflexion...
C'est pour un administrateur l'équivalent du close combat pour un membre du GIGN.
Re: Dépression et réflexion...
Jean-Mic a écrit:chabal a écrit:Quand on est dans la m... il faut la mettre dans le ventilo.
Déjà on l'arrière dans le m..., si en plus faut se mettre l'avant en bouillie dans un ventillo...
Un peu bizarre comme techenique.
C'est écrit dans notre langue ?
Re: Dépression et réflexion...
Voilà c'est corrigé : le "techenique" c'est volontaire.
Tu serais pas AC dans la vie, toi, pour reprendre les gens, comme ça, sur les détails ?
Tu serais pas AC dans la vie, toi, pour reprendre les gens, comme ça, sur les détails ?
Dura lex, sed lex.
Re: Dépression et réflexion...
Jean-Mic a écrit:.
Tu serais pas AC dans la vie, toi, pour reprendre les gens, comme ça, sur les détails ?
c'est bin vrai qu'elle manque de souplesse et d'ouverture
]AC et CASU

La seule chose absolue dans un monde comme le nôtre, c'est l'humour.
Albert Einstein
"Travailler dur n'a jamais tué personne, mais pourquoi prendre le risque ?" (Edgar Bergen)
"L'homme n'est pas fait pour travailler, la preuve c'est que cela le fatigue" (Voltaire)
"Le travail est l'opium du peuple et je ne veux pas mourir drogué" (Boris Vian)
Albert Einstein
"Travailler dur n'a jamais tué personne, mais pourquoi prendre le risque ?" (Edgar Bergen)
"L'homme n'est pas fait pour travailler, la preuve c'est que cela le fatigue" (Voltaire)
"Le travail est l'opium du peuple et je ne veux pas mourir drogué" (Boris Vian)






